Antonio Paolucci

  • Le but de ce présent travail consacré à l'art de Florence est d'en présenter les chefs-d'oeuvre, des oeuvres d'art les plus connues aux trésors plus discrets, le tout dans leur contexte historique et artistique à travers un langage simple et captivant.

    Un soin spécifique est apporté aux légendes, concises et riches en informations. Les auteurs du texte sont directeurs des musées et galeries florentins, ou chercheurs dans ces mêmes établissements. Des prises de vues des chefs-d'oeuvre et bâtiments récemment restaurés ont été à nouveau réalisées. Il faut souligner enfin, pour faire apprécier la juste valeur de cet ouvrage, qu'il est ponctué d'encarts illustrés consacrés à des sujets spécifiques, tels les manuscrits enluminés, l'art de l'orfèvrerie du xve siècle ou les célèbres marqueteries de pierres précieuses.

  • L'enjeu d'un tel livre, inédit jusqu'ici par sa formule, tient à une constatation à la portée de chacun : si on veut prendre la mesure d'un Ghiberti, d'un Masaccio, d'un Donatello ce n'est pas au musée des Offices ou au Bargello qu'il faut courir, mais au Baptistère de Florence, à Santa Maria del Carmine, à San Lorenzo. Où goûter le mieux la peinture florentine du Trecento, Fra Angelico ou Pontormo ? Certes pas à l'Académie mais à Santa Croce, au couvent de Saint Marc, à Santa Felicita. Nulle part le génie de Michel Ange n'est plus éclatant qu'à la chapelle Médicis de San Lorenzo...
    En invitant à un parcours inédit, cette histoire de l'art non muséale, au plus près de celle de Florence parce que plus proche de son histoire civile et religieuse, suscite un autre regard. Parce qu'elle respecte mieux les temps et les lieux, en décrivant à fond chaque grande église, et topographiquement la chronologie accumulative des oeuvres léguées par les siècles, cette approche provoque un saisissement d'admiration pour tant de ferveur et à tant de chantiers. Une alliance inédite du bourgeois, de l'artiste et du clergé, une culture plastique exceptionnelle, une émulation, une rivalité inouïe entre corporations, ateliers, ordres religieux, quartiers : il fallait au moins tout cela pour accomplir une telle révolution artistique Un des aspects les plus caractéristiques de l'église florentine est d'abord sa capacité de dialogue avec la cité. L'histoire politique y est inscrite sur ces édifices, à commencer par tous les hommes de guerre de la Renaissance représentés par Ucello, Andrea del Castagno, Verrochio sur les parois du Dôme, Un tel ouvrage est la démonstration éloquente que l'alliance du civil et du religieux a fait la fortune culturelle de cette ville. L'église corporative d'Orsanmichele, par exemple, où se sont mesurés Ghiberti, Donatello, Nanni di Banco et Verrochio, n'a-t-elle pas été le plus grand chantier de sculpture de la Renaissance ?.
    Mais surtout, ce qui frappe c'est le caractère d'exemplarité au plan culturel des grands sanctuaires. Exemple, entre 1330 et 1452, le Baptistère, à travers le décor de ses portes, de Pisano à Ghiberti, retrace l'affirmation du langage figuratif, jusqu'à l'avènement de la perspective, mieux que ne peut le faire n'importe quel musée. Avec ses figures en ronde-bosse placées sur ses portes, il résume l'aventure de la sculpture florentine du gothique au style de Michel Ange. De son côté Santa Croce est un résumé saisissant des conquêtes picturales et architecturales des tous débuts de la Renaissance florentine avec les fresques de la chapelle Bardi par Giotto et les volumes harmonieux, fondateurs de la vision humaniste, de la chapelle Pazzi de Brunelleschi.
    Enfin, le sentiment religieux de la divinité s'y inscrit dans son riche parcours, depuis la tradition byzantine, avec la mystique romane, la gravité et la suavité gothiques contemporaines de l'installation des ordres mendiants au XIIIe siècle à l'origine de l'art de Fra Angelico à Saint Marc, la miséricorde de la Renaissance et l'expressivité maniériste jusqu'à l'aube de la Contre-Réforme.

  • L'humanité cataloguée.
    Là où se condense le monde connu.
    C'est dans leur Wunderkammer, ou «cabinet de curiosités» que les collectionneurs exposent des bribes de découvertes artistiques, scientifiques, intellectuelles, avec l'ambitieuse volonté de condenser en un lieu toutes les connaissances humaines.
    Le grand-duc de Toscane François Ier de Médicis, l'empereur des Romains Rodolphe II ou l'archiduc Ferdinand II de Habsbourg, tous ces virtuoses de l'aristocratie ont acquis, choisi et présenté leurs trésors dans ces catalogues tangibles destinés à résumer le monde, de l'architecture à l'alchimie, en passant par la décoration, la peinture, la sculpture, la gemmologie, la géologie, la botanique, la biologie et la taxonomie, l'astrologie, l'anthropologie, l'ethnographie et l'histoire.
    Vous vous émerveillerez devant les cornes de licorne (des défenses torsadées de narval), les pierres précieuses, les rares efflorescences coralliennes, le verre de Murano, les fresques et les étranges automates. Parcourez les illustrations représentant des créatures mythiques et découvrez les célèbres «ivoires de Cobourg», un étonnant ensemble d'objets en ivoire tourné. Ces collections proposent rien de moins qu'un voyage dans le temps, de la Renaissance à l'ère des Grandes Découvertes, du maniérisme au baroque jusqu'au temps présent. Si un grand nombre de ces cabinets de curiosité ont disparu, certains ont été recomposés avec méticulosité et passion, et d'autres ont été créés.
    Ces merveilleux cabinets de curiosités vous ouvrent désormais leurs portes grâce à ce recueil format XXL, fruit des efforts déployés par Massimo Listri, qui pour accomplir cette tâche immense a sillonné sept pays européens sur plusieurs décennies. Le résultat en valait la peine: de splendides photos, une introduction érudite mais accessible et des commentaires détaillés de chacune des 19 cabinets de merveilles présentés où sont mises en valeur les pièces maîtresses de chaque collection. Découvrez comment ces trésors intemporels décrivent et définissent une civilisation, le concept moderne de muséologie et notre connaissance de l'univers.
    «Le cabinet de curiosités célèbrent l'acte de collectionner en lui-même: une accumulation quasi aléatoire de spécimens d'histoire naturelle et d'autres objets étranges.» - The Guardian

  • The selection and performance of insulated cables in electrical grids is a vital part of electric power transmission, but is often neglected in favour of a focus on technological construction. EHV AC Undergrounding Electrical Power discusses new methods of analysis for cable performance and for the network behaviour of cable, mixed and overhead lines. It uses capability charts throughout, to offer the reader a clear visual representation of transmission line performances.

    The authors discuss the technically computed undergrounding of electrical power and develop original procedures based on the classical equations of transmission lines. They also provide technical and economical comparisons of a variety of cables and analysis methods, in order to examine the performance of AC power transmission systems. A range of important topics are covered, including:
    o energization and de-energization phenomena of transmission lines;
    o power quality; and
    o cable safety constraints.
    EHV AC Undergrounding Electrical Power is an original guide on cable insertion planning and the operation of power networks. It will enable readers to make detailed performance comparisons between power transmission systems, which will be valuable for postgraduates, as well as engineers involved in power cable manufacturing or electrical transmission systems.

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