Bashô

  • L'intégrale des haïkus

    Bashô

    Seigneur ermite, poète voyageur, Basho est le maître incontesté du haïku classique. Des premiers haïkus, riches en jeux littéraires, aux derniers, plus personnels et dépouillés, il a défini l'esprit du haïku. Entre fascination et mélancolie, Basho évoque la solitude, la lune, les fleurs de cerisiers, les roseaux ou ses obligations mondaines. Avec légèreté, humour et simplicité, il porte une grande attention à la nature et réunit l'immuable et l'éphémère : l'essence de la poésie japonaise.

  • Cent onze haïku

    Bashô

    • Verdier
    • 1 Novembre 1998

    Bashõ est l'une des figures majeures de la poésie classique japonaise.
    Par la force de son oeuvre, il a imposé dans sa forme l'art du haiku, mais il en a surtout défini la manière, l'esprit : légèreté, recherche de la simplicité et du détachement vont de pair avec une extrême attention à la nature. le haiku naît donc au bord du vide, de cette intuition soudaine, qui illumine le poème, c'est l'instant révélé dans sa pureté.
    La vie de ce fils de samouraï, né près de kyoto en 1644, fut exclusivement vouée à la poésie.
    Agé de treize ans, il apprend auprès d'un maître du haikai les premiers rudiments de ce genre. plus tard, après avoir lui-même fondé une école et connu le succès à edo (l'actuelle tokyo), il renonce à la vie mondaine, prend l'habit de moine, et s'installe dans son premier ermitage. devant sa retraite, il plante un bananier, un bashõ, offert par l'un de ses disciples - ce qui lui vaudra son pseudonyme.
    Sa vie est dès lors faite de pauvreté, d'amitiés littéraires et de voyages. osaka sera le dernier. après avoir dicté un ultime haiku à ses disciples éplorés, il cesse de s'alimenter, brûle de l'encens, dicte son testament, demande à ses élèves d'écrire des vers pour lui et de le laisser seul. il meurt le 28 novembre 1694. sur sa tombe, on plante un bashõ.

  • Journaux de voyage

    Bashô

    • Verdier
    • 28 Octobre 2016

    À la huitième lune d'automne, lorsque je quittai mon logis délabré près de la rivière, il soufflait un vent frisquet...
    Ainsi commencent les notes de voyage de Bashô, composées en prose rythmée, parsemée de-ci de-là de haiku dans lesquels se cristallise une impression fugitive, longuement préparée par la description d'un paysage, par une méditation devant un vestige du passé, devant un site illustre...
    Ces haiku perdraient une grande partie de leur résonance s'ils étaient détachés du texte dans lequel ils sont normalement sertis et qui les éclaire.
    C'est pourquoi l'éminent connaisseur de la littérature japonaise que fut René Sieffert a construit ce recueil - qui comprend l'intégralité des sept journaux de voyages de Bashô - en respectant leur forme initiale.
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  • Friches

    Bashô

    Matsuo Munefusa, fils d'un petit samouraï, et plus tard célèbre sous le nom de Bashô, est né en 1644 non loin de Kyôto. Très tôt il se consacre à la poésie et, selon ses propres termes, " fait du haïkaï sa vie ". L'édition de René Sieffert, éminent et prolixe traducteur et commentateur de la littérature classique japonaise, restitue toute la complexité thématique qui porte cette forme brève et donne une profondeur à cet art de la simplicité et de la légèreté. Plus que l'alouette haut dans le ciel me repose au sommet du col.


  • tandis que nous reposions au creux d'un rocher, j'eus l'oeil tiré par un petit cerisier, à quelques pieds de nous, qui commençait juste à fleurir.
    penser que ce gringalet qui passe tout l'hiver sous la neige n'oublie pas de fleurir quand le printemps atteint ces hautes pentes ! insolemment poussé là, comme l'image inversée du koan zen " frêles fleurs de prunier sous les feux du soleil ", cet arbrisseau me rappelait la strophe de gyôson :
    petit cerisier sauvage
    moi seul l'aime et lui seul
    il en fait autant !.

  • Fils de samouraï, Basho (1644-1694) a vécu de son art et pour son art, dans un dénuement choisi.
    À l'âge de treize ans, il apprend d'un maître du haïku les rudiments du genre, puis fonde à Edo (l'actuelle Tokyo) l'école de Shomon. Le Maître partage alors son existence entre de longues pérégrinations qui inspirent son oeuvre (Ma vie de voyageur / le va-et-vient / d'un paysan labourant la rizière) et d'austères séjours dans des ermitages. Il meurt à Osaka le 12 octobre 1694, après avoir confié à ses disciples, de crainte qu'ils n'enferment le haïku dans des règles trop rigides : "La fleur du haïkaï est dans la nouveauté".
    L'intégrale des haïkus (975) de Basho est présentée ici pour la première fois dans une édition bilingue.

  • Portrait, illustré par ses haïkus et journaux de voyage, de Bashô (1644-1694), génie spirituel du haïku, disciple laïc du zen, poète-pèlerin.

  • Matsuo bashô (1644-1694) est resté un des poètes les plus chers au coeur des japonais qui tous peuvent réciter au moins un de ses tercets ou hokku (que l'on appellera haiku par la suite).
    Ce fils et frère de samouraï quitta très tôt le service des armes pour se consacrer à l'étude des littératures classiques du japon et de la chine et à la pratique du haikai, poésie enchaînée collective très populaire en son temps. bien vite, il fit entendre une tonalité, un style, un esprit spécifiques, et créa son école appelée le shômon. bashô, tout en conservant les sujets réalistes, le langage quotidien et l'humour du haikai, y transfuse l'exigence esthétique et la sensibilité de la poésie classique (waka, renga).
    Sa manière se caractérise notamment par son attention aux petites choses de la vie et à la profondeur qu'elles recèlent. le poète consacra les dix dernières années de sa vie à voyager à travers le japon pour donner des leçons, établir des cercles de disciples, mais aussi pour renouveler son inspiration et poursuivre sans concession la vérité du monde. le voyage devint dès lors un pèlerinage et une ascèse mystique.
    De ces pérégrinations, bashô tira plusieurs journaux poétiques dont le plus célèbre est l'étroit chemin du fond où il consigne et met en oeuvre l'essentiel d'un périple à pied de cinq mois dans le nord du japon, de temples en sanctuaires, de sites géographiques en lieux marqués par les tragédies de l'histoire, à travers un paysage sauvage, montagneux ou marin. voyage au fin fond du pays, voyage au fond des choses et des êtres, vers le fond de la parole : quête à la fois physique et langagière du sens et de la réalité ultime.
    De ce chef-d'oeuvre, nous donnons ici, en regard du japonais, une traduction entièrement nouvelle, accompagnée d'un important appareil de notes et commentaires, indispensable pour saisir les allusions historiques et littéraires, les citations déguisées, les références culturelles, et permettre à ce texte plutôt mince de prendre sa dimension réelle, presque infinie. alain walter.

  • Haïkus

    Bashô

    Le haïku est une forme poétique très codifiée d'origine japonaise, dont le maître incontesté est le poète Basho Matsuo. Il s'agit d'un poème extrêmement bref de 3 vers de 5,7 et 5 syllabes, traditionnellement axé sur les saisons et le temps qui passe. Les haïkus ne sont connus en Occident que depuis le tout début du XXe siècle. Une oeuvre originale pour une approche différente de la poésie.

  • Vers l'an 1730 paraissait un choix de sept livres effectué parmi les multiples recueils de haïkaï édités pour certains du vivant déjà de Bashô, mais la plupart après sa mort.
    Après " Jours d'hiver " et " Le Manteau de pluie du Singe ", voici " La Calebasse ", le troisième de ces livres. Ce titre, qui rappelle une anecdote du livre de Tchouang-tseu, signifie que cet ouvrage est comme une calebasse gigantesque qui contiendrait un monde peuplé de poètes. Des Sept Livres, " La Calebasse " est celui qui se lit avec le plus de plaisir. Et si l'on se souvient qu'il faut lire les versets deux par deux, on pourrait y voir une préfiguration du procédé cinématographique qui consiste à enchaîner des images n'ayant a priori rien à voir les unes avec les autres, mais dont le rapport paraît évident dès lors qu'il est formulé.
    L'ensemble des " Sept Livres de l'École de Bashô " sera publié aux POF dans sa totalité.

  • Qui connaît l'origine du haïkaï, ce poème japonais en trois vers dont le premier et le troisième sont pentasyllabiques (cinq pieds) et le deuxième heptasyllabiques (sept pieds) ? Cette nouvelle édition offre à un large public la possibilité de redécouvrir les premiers haïkaïs modernes, ceux de Matsuo Manefusa, dit Bashô, et de son école, puisque cette forme d'écriture était par nature collective.
    Pour le poète, le Haïkaï n'est pas dans la lettre mais dans le coeur. Bashô opère donc une rupture avec la poésie dite noble, selon lui les formes sont faites pour qu'on s'en écarte, il faut se laisser pénétrer par les objets qui nous entourent.
    Le Haïkaï transforme un objet insignifiant en objet essentiel, il dit la profondeur des objets simples, la beauté contenue dans les choses humbles de notre vie.
    Dans la même perspective, Bashô mêle le fugitif à l'infini et nous transmet la grandeur de la nature.
    Ce livre est une nouvelle invitation à se laisser entraîner dans la quête poétique de Bashô, dans son « Rien de Spécial ».

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