Marcello Vitali-Rosati

  • Voici une réflexion sur le rapport entre le concept de "virtuel" et celui de "corps". Le virtuel, pensé dans son sens le plus banal, à savoir en rapport avec les nouvelles technologies, met en crise l'idée cartésienne de corps comme chose placée dans l'enceinte d'un espace défini avec des abscisses et des ordonnées. Cette recherche relève d'un triple enjeu : redéfinir le concept de corps, approfondir la notion de virtuel et rendre compte du rapport entre les deux termes.

  • Fictif, artificiel, imaginaire, trompeur, immatériel, irréel, impalpable, invisible, mystérieux...
    Lorsque l'on pense au virtuel, une foule d'idées nous submerge. Concept aux valeurs sémantiques multiformes et aux différents usages, sa signification reste floue et son sens en perpétuel mouvement. Qu'est-ce " réellement " que le virtuel ? Quel rapport entre le sens philosophique et son emploi dans le domaine du numérique ? Quelles sont ses implications politiques ? Quelle conception de la réalité en découle ?Ce livre se veut une cartographie offrant des repères stables pour s'orienter et naviguer à travers le concept de virtuel.
    L'effet d'un phare en plein brouillard... Ainsi, le présent ouvrage expose et analyse plusieurs aspects de la cryptographie et leurs interactions avec les avancées théoriques et pratiques de plusieurs disciplines scientifiques et techniques.

  • "On devrait entendre du jazz au milieu de l'océan Atlantique. Car les rêves américains en sont peuplés. De longs pianos recherchent la bonne note, celle qui racontera avec une précision étonnante l'histoire des désirs de tous les passagers. Bien évidemment il n'y a pas de pianos sur les cargos ou alors enfermés dans un container et sans personne qui puisse en jouer. Il n'y avait pas de piano non plus dans ma chambre à Pise mais, vers la fin de mes études, il y avait un clavier. Dans le grand appartement où je vivais en colocation, j'avais à la fin pu prendre la plus grande pièce où il y avait assez d'espace pour passer des heures à essayer de retrouver des sons que j'avais écoutés sur des cassettes copiées dans la voiture d'un ami. La chambre était au rez-de-chaussée et ses grandes fenêtres non double-vitrées donnaient sur une grande avenue très bruyante. En face, on voyait le jardin Scotto et le Lungarno. Parfois, l'été, des chants anarchistes se superposaient à mes blues maladroits."

  • Le numérique est en train de remodeler l'ensemble du processus de production du savoir, de validation des contenus et de diffusion des connaissances. En cause : l'émergence de nouveaux outils et de nouvelles pratiques d'écriture et de lecture, mais aussi un changement plus global que l'on pourrait qualifier de culturel.
    Les éditeurs ont posé en termes tantôt apocalyptiques tantôt technophiles un grand nombre de questions, notamment sur l'avenir du livre, les modes d'accès à la connaissance, la légitimation des contenus en ligne et les droits d'auteur. Cet ouvrage propose un état des lieux de l'impact effectif des mutations technologiques sur l'édition, à partir de trois fonctions principales des instances éditoriales : la production des contenus, leur circulation et leur légitimation.
    /> Cet ouvrage combine une approche académique de compréhension des modèles, une observation empirique des pratiques et usages et une analyse des logiques stratégiques déployées dans ce secteur.

  • Études françaises a cinquante ans. La revue a traversé cette période en conservant son titre et, je crois, sa volonté d'être « au centre de gravité » des cultures de langue française tout en s'affirmant comme « un lieu où la littérature se fait ». Cela ne va pas de soi quand on pense que le département auquel elle est associée depuis sa création a, lui, cru nécessaire de changer de nom. Ce Département d'études françaises, fondé en 1962 à l'Université de Montréal, est devenu en 2003 le Département des littératures de langue française. Cette mutation reflète bien les questions que soulève l'adjectif « français », renvoyant aussi bien à une langue qu'à une nation, l'une étant constitutive de l'identité du Québec, l'autre lui étant au moins partiellement étrangère, au mieux associée au Canada dans un composé dont l'histoire épouse les transformations qui se sont opérées dans nos rapports à la langue et à la France.

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