Arcane 17

  • « Les chemins de l'exil » est un recueil de poèmes consacrés à la Retire- da de 1939 et à l'exil en terre française, empreints de douleur mais aussi d'espoir. Engagée et nécessaire, cette écriture, dont on peut apprécier le continuum de densité à travers les différentes parties de l'ouvrage, fait se rencontrer la petite et la grande histoire de l'Espagne en guerre et celle de ces bannis devenus forces vives de l'autre côté de la frontière. Au fil des vers, se transmettent avec puissance sentiments et ressentis face à un passé profondément meurtri et une vive actualité. Leur force évocatrice nous fait ressentir dans notre chair idées et réflexions personnelles. Nous nous surprenons alors à nous murmurer ou à marteler les mots pour en apprécier toute la richesse.

  • La crise du coronavirus et les mesures de confinement ont mis en évidence les fragilités d´un système qui ne garantit pas la nourriture à tous, encore moins la nourriture de qualité. La désorganisation des grandes institutions a livré les plus précaires à eux mêmes. Elle réactive du même coup une exigence qui monte en puissance depuis plusieurs mois : à savoir celle d´une sécurité sociale de l´alimentation, comme il existe une sécurité sociale de la santé. Sa mise en oeuvre impose de remettre à plat tout un système aujourd´hui piloté par l´agro-industrie et qui a fait de la pauvreté un de ses rouages autant qu´un de ses débouchés, et de la privatisation des ressources une de ses raisons d´être. Elle implique aussi de réinterroger notre fonctionnement démocratique qui continue d´écarter les femmes de prises de décisions dont elles sont, au quotidien, les premières à assumer les conséquences.

  • Il y a cent-cinquante ans, Paris s'engageait dans une expérience inédite de gouvernement populaire, visant à réaliser concrètement les valeurs révolutionnaires et républicaines d'égalité, de liberté et de fraternité. Cette expérience de la Commune de Paris a servi de moteur symbolique pour tout le mouvement ouvrier et pour l'ensemble de la gauche politique. Rédigé par un des co-présidents de l'association des Amies et amis de la Commune, ce livre fait le point de ce que l'on sait de cette Commune et de ce qui permet de la comprendre dans sa richesse et sa complexité. Conscient de la diversité des regards possibles sur l'événement, il suggère que la pluralité nécessaire des mémoires ne devrait plus obscurcir ce qui peut unir les héritiers actuels de la Commune de Paris. C'est à cette condition, pense-t-il, que la chanson aura raison en redisant que "la Commune n'est pas morte".

  • « En France on déteste la réussite », « Ce sont les riches qui font tourner l'économie », « Les plus aisés sont matraqués de taxes », « Si on augmente encore les impôts des grandes fortunes elles vont partir »...
    Ces slogans inondent les grands médias - détenus quasiexclusivement par des milliardaires - et se sont répandus dans toutes les couches de la société. Au point qu'un véritable consensus semble s'être installé pour considérer que taxer les riches est impossible.
    Ces idées reçues font office de vérités universelles : le bonheur des nantis ferait, par ruissellement, notre bonheur à tous. Emmanuel Macron en a fait la colonne vertébrale de son programme et de son action, méritant son surnom de « Président des riches ».
    « Nous n'avons pas besoin de riches » est un essai qui s'attache à déconstruire cette ploutolâtrie qui est le coeur idéologique du macronisme. Conçu comme un outil pédagogique autant que politique et soutenu par une plume alerte, il démonte point par point les mensonges des libéraux sur les vertus des riches et des inégalités - et avance des réformes radicales pour le partage des richesses et la justice sociale.

  • Une pandémie de grippe de l´importance de celle de la Covid-19, qui s´est répandue dans le monde à partir de la fin de l´année 2019, n´avait pas eu lieu depuis un siècle. L'auteur laisse aux scientifiques le soin d´informer en temps voulu des origines et des spécificités de ce virus, des possibilités de vaccins et de traitements pour prévenir la maladie qu´il induit et la guérir. Sa démarche est toute autre. Elle vise à démontrer, témoignages à l´appui, comment cette pandémie a été prise en charge dans notre pays, les retards, les manques dans notre système de santé, en particulier hospitalier. Elle tire à chaud, un bilan du Ségur de la santé.

  • H.s.

    François Salvaing

    H.S comme Hors service. Fin 70-début 80 ce sont des dizaines de milliers d'hommes et de femmes, une industrie, une région, qui ont été ainsi exclus du jeu social par les autorités économiques et politiques, nationales et européennes.
    Des années plus tard, l'écrivain narrateur a décidé de retourner voir ceux qu'ils a croisé, journaliste alors que la lutte s'organisait. Il s'appuie sur les réseaux militants d'une organisation politique alors importante, aujourd'hui marginale, pour en retrouver plusieurs, se réapproprie le fil de leurs existences sciemment brisées en même temps que leur outil de travail.
    Au fil des rencontres l'écrivain décide de raconter l'histoire d'une famille particulière, mettre à nue ses profondes lézardes, entrer par son biais dans les débats et les dégâts collectifs et intimes dont trente ans plus tard la Lorraine reste marquée.
    François Salvaing signe là un superbe roman sur la casse de la sidérurgie, le drame de cette classe ouvrière devenue invisible dans une société qui n'est plus intéressée que par la finance. Le récit se fait tour à tour reportage, histoire d'amour et enquête.

  • Il entre dans les publications des Editions Arcane 17 autour du centenaire du PCF. C´est un livre d´analyse extrêmement documenté et abouti. L´auteur y part du constat que « Oui, les premières expériences du communisme au XXe siècle ont été des échecs » et il va tenter d´approcher la chaîne de causalités pour en arriver à la conclusion que « L´échec des premières expériences communistes du XXe siècle n´est pas l´échec du communisme » ouvrant ensuite des pistes pour refonder une théorie de l´émancipation. Le parti pris de Michel Limousin est de poser au départ de son travail deux hypothèses: la première est que tout se joue entre 1917 et 1920-1921 et la seconde que la question clé est idéologique.
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  • D'abord Ligue communiste, puis Ligue communiste révolutionnaire (LCR).
    D'avril 1969 à février?2009, la ligue c'est quarante ans d'une histoire qui compta ses heures de gloire et ses moments sombres, ses instants de doute, ses jours de crise et de grandes flambées d'enthousiasme et de solidarité militante.
    C'est un fil rouge qui relie l'histoire de la 4e Internationale aux porteurs de valises de la guerre d'Algérie, des barricades de Mai 68 au mouvement altermondialiste et à la candidature d'Olivier Besancenot.
    La ligue, ce sont surtout ses militantes et ses militants qui, de génération en génération, ont su préserver vivante la tradition de la lutte directe tout autant que celle de la réflexion théorique ouverte.
    Dix ans après son autodissolution pour créer le NPA, il était temps d'écrire cette histoire.
    Non une «?histoire officielle?», mais une tentative de retracer une période si riche en grandes mobilisations populaires où la Ligue fut tout à la fois une petite organisation politique essayant de peser sur la situation, un réseau incroyable de militant·es du mouvement social, un courant politique qui pensait simultanément sa construction et son dépassement.

    François Coustal et Hélène Adam livrent un témoignage qui se fixe comme ambition de servir de «passeur» pour les jeunes générations, celles qui pourront reprendre à leur compte les mots fameux de Daniel Bensaid?: «?Bien sûr, nous avons eu davantage de soirées défaites que de matins triomphants... Et, à force de patience, nous avons gagné le droit précieux de recommencer.?»

  • Vive le Che !

    Jean Ortiz

    Comment expliquer en 2017 le prestige têtu du Che, la fascination qu'il exerce encore et toujours dans le monde entier ? Dans cet ouvrage, nous proposons une synthèse « grand public », des pistes de réflexion, des points de vue à contre-courant de la fureur irrationnelle, du lynchage médiatique habituel, permanent et redoublé contre les changeurs de monde, surtout dans les périodes « d'effet anniversaire ».
    Nul doute qu'en octobre 2017 on nous ressortira le Che « bourreau de l'épuration à la Cabaña », la « rupture » avec Fidel, le lâchage par Castro... Puisse ce livre, que nous voulons accessible à tous, répondre à la soif de connaître ; d'être informé honnêtement, pour pouvoir se faire sa propre opinion.
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  • Mortelles primaires

    Collectif

    La gauche a disparu. Comme si un tueur en série effaçait systématiquement tous ses chefs et cheftaines ; en fait, tous ceux qui, peu ou prou, pourraient faire figure de présidentiables : Aubry, Autain, Cazeneuve, Chevènement, Cohn-Bendit, Duflot, El Khomri, Fabius, Filoche, Hamon, Hollande, Jospin, Laurent, Le Foll, Macron, Mélenchon, Poutou, Royal, Taubira, Touraine, Valls....
    Le malfaisant signe ses forfaits d'un mystérieux 49-3. Que signifie cette hécatombe ? Une primaire sauvage ? Pourquoi ? Comment ? À lire avant le premier tour...

    Vingt-deux auteur-e-s de polar mènent l'enquête : Eva ALMASSY, Diego ARRABAL, Laurence BIBERFELD, Antoine BLOCIER, Didier DAENINCKX, Dominique DELAHAYE, Gilles DEL PAPPAS, Jeanne DESAUBRY, Pierre DHARRÉVILLE, Pierre DOMENGES, Patrick FORT, Gildas GIRODEAU, Maurice GOUIRAN, Philippe MASSELOT, Jacques MONDOLONI, Chantal MONTELLIER, Max OBIONE, Philippe PATERNOLLI, Valerie DE SAINT DO, Gérard STREIFF, Marie-Pierre VIEU, Arnaud VIVIANT....

  • Marchais

    Gérard Streiff

    Il y a vingt ans décédait Georges Marchais. Dirigeant communiste, d'origine ouvrière, il fut un tribun très populaire que les milieux dominants n'ont pas épargné. Que reste-t-il aujourd'hui de l'image de cet homme dans la mémoire collective?
    Cette biographie revisite les grandes étapes de sa vie, l'enfance normande, la jeunesse ouvrière, le séjour en Allemagne, le militantisme syndical à la Libération, l'engagement communiste, ses rapports avec Maurice Thorez ou Waldeck Rochet, sa complicité avec Jean Kanapa et Charles Fiterman, les années de feu de la décennie soixante-dix, l'eurocommunisme puis le «choc» de 1981 avant la perestroika et l'effondrement de l'Est.
    Georges Marchais dirigea le PCF dans une période charnière pour cette formation, qu'il contribua à moderniser tout en demeurant dépendant d'un lourd héritage.
    Il est temps de redécouvrir Georges Marchais.

  • Des leaders indépendantistes, emprisonnés depuis bientôt deux ans et encourant des peines allant jusqu'aÌ vingt-cinq ans de prison, cela pourrait être la trame d'un roman noir. Sauf que ces hommes et ces femmes existent bel et bien. Enfermés au lendemain du référendum du 1er octobre 2017 sur l'indépendance de la Catalogne, ils sont sous le coup d'une accusation de « coup d'État » et jugés pour participation aÌ « soulèvement violent ». Le verdict sera exemplaire car, pour l'État espagnol, il s'agit de tuer dans l'oeuf toute nouvelle tentative de « sédition ».
    15 auteur-e-s de polars ont décidéì de répondre présent-e-s et de s'engager, usant de l'écriture comme d'autres jouent les francs-tireurs et renvoyant aux oubliettes de l'Histoire tous les Torquemadas d'aujourd'hui. AÌ l'arrivée cela donne quinze fictions aux sujets variés mais toutes porteuses du même refus de la répression et de la même exigence de la libération immédiate de tous les prisonniers politiques.

  • Au bord de l'étang

    Collectif

    « L´étang de Berre a mauvaise presse. Mais nous, on l´aime. On vit autour. On vit. avec. Et même parfois, on vit dedans. C´est tout cela que nous avons voulu raconter ensemble. L´étang de Berre, il faut en prendre soin, il faut le cajoler. Non pas pour en faire un musée, mais comme un bien commun. Alors que se développent les initiatives pour sa réhabilitation, j´ai proposé à des écrivaines et des écrivains du pourtour d´y contribuer la plume à la main. Une forme de réhabilitation littéraire, en somme. Nous avons voulu cette pluie de mots, d´images, d´émotions, d´histoires. Parce que notre étang n´est pas qu´une masse d´eau : il est le théâtre de nos vies. Et nous en sommes fiers.

  • Dans ces « récits de vie et d'ovalie », François Moncla raconte, pour la première fois, l'itinéraire de l'enfant de la vallée d'Ossau, celui des truites attrapées à la main dans le gave et du rugby des villages, qui va devenir le capitaine héroïque de l'équipe de France.
    Pour le dernier test-match à Durban face au Springboks, le 16 août 1958, la presse sud africaine annonce la couleur : « Du sang coulera samedi à Ellis Park. » Moncla raconte les regards dans les vestiaires, la peur face à des « joueurs monstrueux » et l'ivresse de la victoire après un Himalaya de rugby. Et les anglais François ? « Avec eux, cela a toujours été rude mais correct, quelques gifles, un pied au cul à Bendon, mais pas de scandales quoi... » Après avoir rappelé quelques vérités sur « les gros pardessus » de la Fédération française de rugby, le béarnais livre portraits et anecdotes d'un temps où le seul salaire était celui de la fraternité.
    Moncla parle d'ovalie et des autres engagements de sa vie pour la Paix et la justice sociale. « Après tout ce que j'ai vécu, je crois à la solidarité des hommes. S'aider les uns les autres pour accéder à une vie meilleure. »

  • Tout autant roman d'apprentissage qu'autofiction, Une Identité française traite de la construction d'une jeune fille sous le second mandat de François Mitterrand et, à sa façon, réinterroge le « destin français ». Dans l'ombre d'un président désireux de faire oublier qu'il est aussi porteur des stigmates de la guerre d'Algérie et du gouvernement de Vichy, Jeanne fait face à la dépression chronique de sa mère et se heurte au rejet de ses parents quand elle tombe amoureuse d'un Algérien.
    C'est l'époque où l'islamophobie est embryonnaire, où les téléphones portables n'ont pas encore envahi l'espace public. Alors. même que l'obtention de l'inculpation de René Bousquet pour crime contre l'Humanité occupe le terrain médiatique, Jeanne, jeune fille complexée et convertie, est loin de se douter qu'elle porte sur elle une empreinte méconnue de la Collaboration. Un roman qui change notre perception de l'Histoire de France.

  • Ils sont des êtres obstinés, entêtés à emprunter des chemins de traverse; des hommes qui cheminent et s'abîment, sans véritable but. Ces destins à multiples facettes s'assemblent comme une tranche de disque vinyle avec leurs inutiles quêtes et leurs petites aventures urbaines. Bref des hommes mosaïques avec pour unique compagnon plus d'un demi siècle de rock'n'roll.
    Pierre Domengès a 58 ans mais se plaît à dire qu'il est né une seconde fois en 1977 lors de la révolution punk quand il a découvert les Clash, les New York Dolls et les MC5. Tour à tour chanteur du groupe Thénardiers, directeur artistique de la Gespe, scène des musiques actuelles de Tarbes, et depuis peu cogérant d'un restaurant, il est ce que l'on appelle une figure culturelle!

  • Rouge cent

    Collectif

    Rouge cent est un recueil de vingt neuf nouvelles noires édité à l´occasion du centenaire du Parti communiste français. Comme tous les livres collectifs de la collection « Polar rouge », le parti pris est de célébrer avec irrévérence évidemment, un événement mêlant retour sur la grande Histoire, parcours de vie, fiction et humour corrosif. Et à lire les récits de « Rouge cent » notre centenaire est encore vivace ! Entre héros du Front pop, anars, trotsk´s, martyrs des nazis, bureaucrates staliniens, migrants, palestiniens, peuples oppressés ou tout simplement soignants émergeant de la crise COVID et description du monde d´après si la peste capitaliste continue à gangréner notre planète, les moutons noirs et autres damnés de la terre résistent farouchement et l´Internationale reste le genre humain.Un livre revigorant servi par des indignés snipers de la plume. À consommer à haute dose. Macronistes s´abstenir.

  • Après nous

    Patrick Fort

    « Biographie ? Document ? Roman noir ? Un peu de tout cela dans ce court mais poignant récit consacré à Celestino Alfonso, cet « Espagnol rouge » appartenant à l'« Armée du crime » stigmatisée par la célèbre a che de même couleur. Patrick Fort a choisi de nous raconter, à la première personne, les derniers mois de l'existence tragique de ce combattant des FTP-MOI, fusillé à vingt-sept ans au Mont-Valérien. S'il a pris le pari risqué de se glisser dans la peau d'un personnage authentique, il le fait avec un grand souci de vérité historique et une recherche scrupuleuse, et, porté par la personnalité d'Alfonso et la grandeur de son combat, il brosse avec talent et émotion, mais sans pathos, le portrait d'un homme qui sut se dresser contre l'injustice et le fascisme en s'oubliant au profi t du combat collectif. Après Le Tombeau de Tommy d'Alain Blottière, une nouvelle oeuvre indispensable à qui s'intéresse aux héros de l'A ffiche rouge. » Roger Martin

  • Mon Frédo

    Marie Cristiani

    France Bloch est la fille de l'écrivain Jean-Richard Bloch et de Marguerite Herzog, soeur d'André Maurois. Frédo, lui, est métallurgiste, issu du monde ouvrier.
    Ils se rencontrent à Paris en 1938, s'aiment immédiatement, se marient dans la foulée et ont un fils en janvier 40, Roland.
    C'est au cours de la même année que France, devenue chimiste, commence à imprimer des tracts dans sa cave à Paris avant de fabriquer des bombes pour la résistance communiste...
    Après la drôle de guerre, Frédo est arrêté. Le 16 mai 1942, alors que France participe à de nombreuses actions tout en préparant avec ses amis l'évasion de Frédo, elle est arrêtée par la police de Vichy, condamnée à mort.
    Le 12 février 1943, quelques jours avant son trentième anniversaire, elle est guillotinée à Hambourg. Après une nouvelle évasion du camp de Voves, Frédo Sérazin rejoint les FTP comme lieutenant. Arrêté par la Gestapo le 15 juin 1944, il est assassiné le même jour.

  • « Comment ne pas être heideggerien », interrogeait Alain Finkielkraut dans son intervention lors d'un colloque en janvier 2015 de la revue La règle du jeu, dirigée par Bernard-Henri Lévy, sur le thème Heidegger et les juifs. Il réunissait une trentaine de philosophes, quelques mois après la parution en français d'extraits significatifs des « Cahiers noirs » du philosophe allemand, attestant d'un antisémitisme nié depuis des décennies par la plupart des commentateurs de son oeuvre. Et donc, affirmait Alain Finkielkraut « aucun philosophe ne pourra plus dire qu'il ne savait pas » mais c'était, une fois levée cette hypothèque et débarrassé de l'eau sale du bain, pour mieux sauver le corps toujours en bonne santé de Heidegger autour de questions des plus actuelles comme celle des migrants, de l'identité, de la mondialisation ou même des études de genre dans les universités. De fait, la pensée de Heidegger que ce soit à travers la montée des extrêmes droite en Europe, dans l'oeuvres d'autres essayistes et d'idéologues reste résurgente.
    Dans un court essai d'une centaine de pages, Maurice Ulrich s'applique a démonter la statue toujours étonnamment vaillante du philosophe allemand.

  • Le manuscrit de 1908

    Jean Jaurès

    Il s'agit de la motion du Tarn adoptée lors du congrès de Toulouse de la SFIO en 1908. Le texte est une référence du socialisme du 20ème siècle.
    Le manuscrit original a une histoire originale puisqu'en 2012 pour échapper à sa « privatisation » sur le marché de collectionneurs privés le journal l'Humanité et le Conseil Général du Tarn se sont mobilisés pour le racheter.
    Dans l'actualité post Présidentielles, les mots et valeurs défendues par Jaurès trouvent un échos particulier. Roland Foissac dans une introduction volontairement engagée, en montre toute la portée.

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