Galerie Kamel Mennour

  • Les oeuvres sur papier de Zao Wou-Ki.

    Ce catalogue propose une immersion dans les oeuvres sur papier de Zao Wou-Ki, encres de Chine et aquarelles, couvrant 60 années de création de 1948 à 2009. La sélection d'Erik Verhagen suit le parcours de l'artiste, des premiers dessins figuratifs ou études aux compositions abstraites des années 1960, de la redécouverte de l'encre de Chine dans les années 1970 jusqu'au dernières oeuvres de l'artiste, grandes plages de couleurs.

    Publié à l'occasion de l'exposition éponyme à la galerie Kamel Mennour, Paris, du 28 février au 13 avril 2019, et à la galerie Kamel Mennour, Londres, du 1er au 23 mars 2019.

  • Anglais Over flow

    Tadashi Kawamata

    Catalogue retraçant un projet immersif mené durant un an au Portugal : réfléchissant aux questions de l'écologie et du tourisme, l'artiste japonais a développé une installation à grande échelle intégrant des déchets maritimes ramassés sur la côte portugaise. L'ouvrage comprend un texte de Kawamata, des vues d'exposition ainsi qu'une section revenant sur des projets connexes de l'artiste.

    Publié à l'occasion de l'exposition éponyme au MAAT - Museu de Arte, Arquitetura e Tecnologia, Lisbon, du 4 octobre 2018 au 1er avril 2019.

    Tadashi Kawamata (né en 1953 à Mikasa, sur l'île d'Hokkaido, vit et travaille à Tokyo et Paris) a réalisé des oeuvres architecturales in situ dans le monde entier.
    En 1982, à seulement 28 ans, il est sélectionné pour la Biennale de Venise, avant de participer à la Documenta de Cassel en 1987. En 2005, il prend la direction artistique de la Triennale de Yokohama. Professeur à l'Ecole des beaux-arts de Paris, il a depuis exposé au Madison Square Garden de New York en 2008, dans le cadre d'Evento à Bordeaux en 2009, au Centre Pompidou en 2010, à Chaumont-sur-Loire en 2011, ou encore à Gand et Abu Dhabi en 2012. En 2013, il participe à Art Basel, érige la tour participative Collective Folie dans le Parc Villette à Paris et, dans le cadre de Marseille-Provence 2013, réalise l'installation in situ permanente Les Sentiers de l'eau à travers la Camargue.
    Le travail de Kawamata porte une réflexion sur l'espace architectural, urbain ou encore paysagé en tant que produit et contexte social. Une étude attentive des relations humaines qui l'ont défini, ainsi que des modes de vie qui en découlent, lui permettent chaque fois de déterminer progressivement la nature de son projet. Ses oeuvres, le plus souvent éphémères, sont généralement réalisées en bois, parfois sous forme de matériaux de récupération issus d'un environnement immédiat. Les interventions de Tadashi Kawamata recréent des ponts entre passé et présent, entre dehors et dedans, entre effectif et potentiel : elles révèlent une autre identité des espaces et des lieux mettant en lumière la part invisible et pourtant bien réelle de leur dimension culturelle et sociale. La création d'une communauté avec laquelle il partage la recherche et l'effort du travail physique anime et fonde chacun de ses projets.

  • Huang Yong Ping

    Collectif

    Grande monographie basée sur le projet spécifique conçu par Huang Yong Ping pour son exposition au Mac Lyon (une installation monumentale présentée sur 1000 m2), avec des essais inédits de Thierry Raspail (directeur du mac LYON), Donatien Grau (critique et écrivain), Doryun Chong (conservateur au MoMA, New York) et Deirdre Emmons (conservatrice au musée des Confluences, Lyon) qui retracent l'ensemble du parcours de l'artiste, ainsi qu'une abondante iconographie sur l'exposition.
    À partir d'une collection unique au monde de statuettes de la province chinoise du Fujian (représentant un panthéon populaire des dieux de Chine, découvertes à la fin du XIXème siècle par Johannes Jacobus Maria de Groot), conservées au musée des Confluences/département du Rhône, Huang Yong Ping conçoit un projet inédit, à la fois autobiographique et auto-fictionnelle. Autobiographique, puisqu'originaire du Fujian l'artiste a toujours vu ces statuettes en « situation » avant d'en découvrir les répliques « ethnographiées » et colorisées. Auto-fictionnelle, car c'est pour l'artiste l'illustration de la permissivité des champs culturels et de leurs significations flottantes (Histoire ? Ethnographie ? Art ? Patrimoine ? Réplique ? Exotismes ?...). Elles démontrent le mécanisme des constructions et de l'homogénéisation des champs culturels.
    Amoy/Xiamen, c'est l'ancien et le nouveau nom d'une cité portuaire, associés et distingués par un simple slash : Xiamen était anciennement connue sous le nom d'Amoy, que lui avaient donné les premiers voyageurs européens. Amoy/Xiamen, c'est donc l'association d'hier et d'aujourd'hui.

  • Un panorama détaillé du travail de l'artiste japonais, avec une iconographie allant de ses toutes premières interventions d'architecture intérieure à l'éventail de son activité prolifique dans l'espace public, jusqu'aux récentes " cabanes " (nouvelle édition augmentée).

  • Un parcours illustré des travaux filmiques du peintre qui met en lumière l'utilisation que Martial Raysse a fait du cinéma et montre combien cet aspect de son travail, qui demeure largement méconnu, marque une évolution claire de sa première période artistique, dans le contexte de la scène française du cinéma expérimental des années 1960-1970, tout en restant fondamentalement en cohérence avec l'ensemble de son oeuvre.
    Depuis 1966, Martial Raysse a réalisé treize films et vidéos, parodies de la société de consommation, aspirations déçues à de nouveaux rivages, réflexions sur l'art - sur son art même. Peu diffusées jusqu'à leur numérisation en 2008, ces oeuvres se révèlent aujourd'hui dans toute leur légèreté, mais aussi leur profondeur, comme une voix souterraine, une sorte de constant parallèle à la peinture, un peu plus intime, particulièrement libre. Pour Martial Raysse, « la peinture est un maquillage ; le cinéma c'est créer des illusions, c'est comme peindre les pieds des sculptures. » Avec sa nouvelle caméra miniature, il travaille actuellement à une nouvelle vidéo qui s'intitulera Le Sortilège des carnassiers.
    Membre fondateur des Nouveaux Réalistes, aux côtés d'Arman, de François Dufrêne, de Raymond Hains, de Daniel Spoerri, de Jean Tinguely, de Jacques de la Villéglé et d'Yves Klein, Martial Raysse, né en 1936 à Golfe-Juan (Alpes-Maritimes), vit et travaille à Issigeac (Dordogne).

  • Une rétrospective de Daniel Buren retraçant en images cinquante ans de création.
    Publié à l'occasion du projet éponyme spécialement conçu par Daniel Buren pour l'Armory Show à New York, du 5 au 8 mars 2015, ainsi que de l'exposition « Au fur et à mesure, travaux in situ et situés »à la galerie Kamel Mennour, Paris, du 24 janvier au 21 mars 2015.
    Co-fondateur du groupe BMTP, Daniel Buren (né en 1938 à Boulogne-Billancourt) est une figure majeure de la scène artistique internationale. Plasticien et théoricien essentiel, il développe, depuis le début des années 1960, une peinture radicale qui joue à la fois sur l'économie des moyens mis en oeuvre et sur les rapports entre le fond (le support) et la forme (la peinture) pour produire des oeuvres in situ et souvent éphémères.

    Voir aussi : Daniel Buren & Jean Nouvel ; Daniel Buren & Alberto Giacometti.

  • Catalogue de l'exposition de Mohamed Bourouissa à la Barnes Foundation, cet ouvrage documente les principaux travaux menés par l'artiste depuis Nous sommes Halles en 2003 jusqu'à Horse Day, son premier projet outre-atlantique. L'occasion d'appréhender dans son ensemble une oeuvre pluridisciplinaire ancrée dans la représentation de l'espace urbain et des réalités sociales de notre temps.

    Publié à l'occasion de l'exposition « Mohamed Bourouissa: Urban Riders » à la Barnes Foundation, Philadelphie, du 30 juin au 2 octobre 2017.

  • Myths

    Huang Yong Ping

    L'oeuvre de Huang Yong Ping, artiste perturbateur néo-dadaïste radical au début des années 1980 en Chine, a été découverte en Europe en 1989.
    Aujourd'hui, son travail mondialement célébré constitue une méditation incontournable sur le destin de notre société et de nos cultures globalisées.
    S'emparant de deux monuments de l'histoire occidentale, le récit de l'arche de Noé tiré du Livre de la Genèse et l'allégorie de la caverne tirée de La République de Platon, Huang Yong Ping les revisite, les transforme, les rend à notre présent. En sont issus deux chefs-d'oeuvre, dont ce livre suit pas à pas l'aventure intellectuelle et poétique. Huang Yong Ping, mêlant avec profondeur les sagesses de l'Orient et de l'Occident, reformule ces mythes fondamentaux.
    Il nous alerte ainsi sur leur troublante, leur inquiétante actualité. L'ouvrage comprend deux essais critiques, le premier de Jean de Loisy, commissaire des expositions « ARCHE 2009 » et « CAVERNE 2009 », le second de Gilles Tiberghien, philosophe, complétés d'un entretien avec l'artiste mené par Richard Leydier, journaliste et critique d'art.

  • Fruit d'un travail d'édition exceptionnel, cette imposante monographie de référence (520 pages) célèbre le parcours de Claude Lévêque, et plus particulièrement la décennie passée. L'ouvrage rassemble de nombreuses reproductions et des textes de Florence Ostende, David Sanson et Dean Daderko ; il comprend également quatre livrets d'images, chacun dédié à un sujet spécifique : « travaux pratiques », « écritures », « projets d'oeuvres » et « biographie ».

    Publié à l'occasion des expositions de Claude Lévêque « Aube bleue », du 15 mars au 26 mai 2018 ; « Vies de singes », du 17 octobre au 5 décembre 2015 ; « Basse Tension », du 14 octobre au 26 novembre 2011 et « Welcome to Suicide Park », du 31 janvier au 30 mars 2008, à la galerie kamel mennour, Paris.

  • ... Ces portraits n'en sont pas moins d'une immédiateté à couper le souffle. Il est presque impossible de n'être pas fasciné par ces visages, de ne pas se laisser absorber par les destins qu'ils incarnent (...) Peu de séries de portraits, dans la photographie contemporaine, accordent à leurs protagonistes une telle dignité, une telle autorité...
    ... Ce travail n'est qu'une façon de raconter les traces que laisse la maladie d'Alzheimer. Dans l'histoire qu'il nous raconte figure certes la perte, mais aussi la dignité de la personne, et par dessus tout l'ombre et la lumière telles qu'elles s'affrontent dans un visage humain.

    Christoph Ribbat

    ... Granser's portraits nonetheless manifest a breathtaking immediacy. It is almost impossible to escape the fascination of these faces, to resist getting caught up in contemplating the life stories they represent (.) There are few portraits series by contemporary photographers in which the protagonists are granted so much dignity and so much authority...
    ... This is only a story about the traces that Alzheimer's leaves behind. It's about loss. It's about dignity. And about the radiant contradictions in the human face.

    Christoph Ribbat

  • Roger Ballen est né en 1950 à New-York dans le milieu de la photographie. C'est avec son Rolleiflex 6x6 qu'il a commencé en 1986 à sillonner son terrain de chasse photographique privilégié : l'Afrique du Sud, à la rencontre de véritables personnages, habitants de ces contrées qui vivent en marge de la société Sud-Africaine. Avec beaucoup de douceur et de justesse, Roger Ballen produit ici des images à la fois belles et troublantes, poétiques et dérangeantes d'une communauté blanche marginale, déchue du colonialisme. Des images où s'entrechoquent animalité et humanité, terreur et beauté pure.

  • Saphir

    Zineb Sedira

    Née en France de parents émigrés algériens, vivant à Londres, Zineb Sedira nourrit son oeuvre de ses identités algérienne, française et britannique. La vidéo et la photographie fixent ses recherches sur l'identité, la culture, la mémoire ou le langage. Son travail actuel s'est développé parallèlement à la redécouverte du pays natal de ses parents. Redécouverte rendue possible par la récente accalmie politique. De ce rapprochement découle un élargissement de sa vision du pays, la naissance d'un rapport nouveau. Avec "Saphir", Zineb Sedira insuffle à son travail une dimension plus universelle que jamais. Ainsi, les thèmes abordés, ceux du nomadisme, de la migration, de la notion de patrie, rayonnent-ils bien au-delà de la relation historique et contemporaine entre la France et l'Algérie.

  • "A chaque transit, le pas d'Adel Abdessemed. Global est la traversée des villes et l'histoire des adieux. Il retrace le parcours qui contraint le licite et l'illicite à se heurter, force la rencontre inattendue du religieux et du nu, oblige les noms incompatibles à coexister. Ensemble de fables exposées dans un acte vrai où, parmi tant d'autres, l'imam offre la nudité de son corps, où le nom du prophète est accolé à celui de l'inventeur du matérialisme accolé à celui du dictateur, les créations d'Adel Abdessemed encadrent rigoureusement des situations dans lesquelles la vérité ne surgit qu'une fois. L'artiste l'attrape et la donne à comprendre dans sa violence, jusqu'à celle de l'autoportrait qui, entre squelette et désert, a remplacé l'érotisme par l'intimité du désespoir global."
    Marc Monsallier

  • La monographie de référence de Marie Bovo : une vue d'ensemble de son oeuvre, de ses séries photographiques emblématiques, inspirées des cultures méditerranéennes (chacune mise en perspective avec des vues d'exposition correspondantes), à ses travaux les plus récents, avec deux essais et un entretien.

    Un ours danse enchaîné dans une cage à Mychkine (ville de Russie), tandis que des vêtements, des objets, des tapis décrivent les mouvements énigmatiques d'un campement de Roms à Marseille. L'espace est violent. Cela tient à ce que les photographies, les films qui composent l'exposition montrent toujours des espaces entrechoqués. Les traversées photographiques de Marie Bovo narrent des « histoires d'ailleurs », proches et lointaines qui semblent échapper à la mondialisation des flux et des échanges. Cette juste distance, bien peu sont parvenus à la trouver, ni trop loin, ni trop proche, toute l'oeuvre photographique et vidéo de Marie Bovo peut se lire comme une pensée de l'altérité où le voyage ne souffre d'aucun désir d'exotisme mais résonne comme une véritable expérience de vie.

    Publié à l'occasion des expositions de Marie Bovo « La Danse de l'ours » au FRAC Provence-Alpes-Côte d'Azur, Marseille, et « Alger » à OSL contemporary, Oslo, en 2015.

    Marie Bovo (née en 1967 à Alicante, vit et travaille entre Marseille et Paris) développe un travail photographique (mais aussi vidéo) autour du paysage. Elle photographie, sur un mode sériel, les horizons incertains, les états intermédiaires, les frontières (entre la mer, le ciel et la terre, entre le jour et la nuit, entre la ville et l'espace inoccupé) indéfinissables. Organisés en séries, ses clichés frappent par leur étrange beauté plastique presque surnaturelle, leur force d'évocation poétique et leurs inspirations littéraires, tout en mettant en jeu des implications géopolitiques ou sociales, profondément ancrées dans le réel.

  • Ancienne assistante d'un lanceur de couteau, puis mannequin égérie des années 80, la photographe d'origine allemande Ellen Von Unwerth a imposé son style dans les magazines internationaux (Vogue, Interview, the Face). Sa photographie sensuelle et joyeuse, jonglant avec plaisir entre naturel et artifice, la propulse dès les années 90 au rang des grandes signatures de la photographie de mode. Récemment exposée au Centre d'art de Neuchâtel, en Suisse, pour Girls Girls Girls, ainsi qu'au MoMA dans l'exposition collective "Fashioning fiction in Photography since 1990", la deuxième exposition d'Ellen Von Unwerth à la galerie est l'occasion de la sortie du livre 'Boys and Girls', aux éditions Kamel Mennour.
    Pour Revenge, en 2003, Ellen Von Unwerth mettait en scène un jeu amoureux lesbien et grivois. Ses nouvelles photographies racontent l'histoire d'Omahyra et de son amour pour Boyd, deux mannequins icônes des années 2000, l'une muse de Jean-Paul Gaultier, l'autre très souvent photographie par David Armstrong notamment. Omahyra est excessive, vibrante, liane tendue au corps tatoué, libre et joyeuse. Un vrai garçon manqué. Boyd est blond comme un ange, timide aux lèvres tendres, assez féminin. Deux personnalités androgynes que tout oppose et qui s'aiment en totale liberté devant l'objectif indiscret et complice d'Ellen Von Unwerth.
    Ellen Von Unwerth rencontre Omahyra, jeune mannequin de New York née dans le quartier chaud du Queens, lors d'un casting. 'L'élégance androgyne mi-punk, mi-hip-hop de cette jeune fille d'origine dominicaine - devenue peu après l'égérie de Jean Paul Gaultier, se démarquait des autres jeunes filles blondes et ingénues'. Avec son caractère bien trempé, ses bijoux, ses piercing et tatouages, elle captive l'objectif d'Ellen Von Unwerth qui décide de la suivre pas à pas, le temps d'une semaine de défilé a New York. 'La voir en action donne l'occasion de découvrir à quel point elle est unique. Une personnalité sauvage, nourrie par une intense soif de vivre'. La bombe électrique Omahyra arrive au Marquee club en bikini, créant littéralement une émeute de jalousie 'avec crêpage de chignon, griffures et escarpins Manolo Blahnik volant'. Puis Ellen la suit d'un défilé à l'autre, faisant ses entrées backstage, embrassant a la volée les copines et copains, tornade électrique se délectant de champagne et jouant totalement le jeu des caméras et des journalistes. Une vraie pro. 'Ma dernière séance de photos fut pour Omahyra et Boyd, chez Lysa. Apres environ deux heures de prise de vue et de jeux, j'ai senti qu'était venu pour moi le moment de les laisser seuls'. De ces deux heures en totale intimité avec le couple. Ellen Von Unwerth a capturé de grands portraits, des scènes de jeux érotiques tendres et coquins, dans la chambre ou la cuisine et des scènes de douche hautes en couleur. Pour cette nouvelle exposition, Ellen Von Unwerth continue d'adopter l'élégance noir et blanc qu'elle ponctue de quelques images en couleur. La série Omahyra and Boyd prouve encore une fois qu'Ellen Von Unwerth sait magnifiquement diriger ses modèles, laissant toujours flotter ses images entre mise en scène et spontanéité.

  • Catalogue consacré aux relations à la fois ambiguës et explicites que Morellet, acteur majeur de l'abstraction géométrique, entretient avec l'oeuvre de Malevitch, avec des textes de Jean-Claude Marcadé, Bernard Marcadé et Serge Lemoine, un entretien avec François Morellet et un large ensemble d'oeuvres emblématiques des deux artistes.

  • Livre d'artiste basé sur l'oeuvre éponyme de l'artiste franco-algérien, une série photographique et une vidéo réalisées avec la collaboration d'un détenu depuis l'établissement pénitentiaire dans lequel il est enfermé, via SMS et MMS, grâce à un téléphone portable introduit clandestinement en prison.

    Temps Mort, dont le titre est emprunté à un morceau du rappeur Booba, est en premier lieu le nom d'un film réalisé par Mohamed Bourouissa en 2009, dans le cadre de ses études au Fresnoy, qui a connu une large diffusion dans de nombreuses expositions et festivals.
    Le livre revient sur la genèse plus méconnue du projet : 21 photographies réalisées un an plus tôt, 300 SMS et MMS échangés entre l'artiste et Al, un ami détenu, le tout sur une période de huit mois. Mohamed Bourouissa donne diverses instructions de plans ou de cadrages à Al, qui photographie son environnement dans la basse résolution que lui permet son téléphone portable.
    Les images sont basiques, topographiques, mais leur traitement révèle la suspension du temps qui survient lorsqu'on est privé de la vie extérieure, le quotidien escamoté de « cet absent social enfermé », leur conférant une poésie qui les éloigne de l'esthétique journalistique dont elles semblent, dans un premier temps, être le reflet.
    Temps Mort regroupe ces 21 images ainsi que des archives, entrecoupées d'une sélection de SMS qui restituent les échanges entre Al et Mohamed Bourouissa, et l'évolution de leur dialogue artistique par le biais du téléphone portable, seul lien des détenus avec l'extérieur. Quelques pages blanches seulement datées ponctuent l'ouvrage et viennent souligner l'étirement du temps, cette notion hautement subjective qui prend un sens nouveau dans l'incarcération. Temps mort.

    Mohamed Bourouissa (né en 1978 à Blida, Algérie, vit et travaille à Paris) a étudié la photographie à l'École nationale supérieure des arts décoratifs (Ensad) et a obtenu en 2007 le prix Voies Off à Arles pour sa série « Périphériques ». Son travail a été présenté depuis lors au sein de nombreuses expositions personnelles et collectives en France comme à l'étranger : au Centre Pompidou (Festival Hors Pistes 2013), au Musée d'art moderne de la Ville de Paris, au Palais de Tokyo, au Palazzo Grassi - François Pinault Foundation à Venise, à AGO à Toronto, à la Saatchi Gallery de Londres, à la Dublin Gallery of Photography, au Museum of Modern Art d'Istanbul, au Beirut Exhibition Center, au Thessaloniki Museum of Photography, au MAXXI à Rome, au New Museum of contemporary art à New York, au Philadelphia Museum of Art, au SCAD d'Atlanta, au Finnish Museum of Photography d'Helsinki, au Fotomuseum à Rotterdam, à la Nikolaj Kunsthal de Copenhague, au KW Institute for Contemporary Art de Berlin ainsi que dans le cadre de la Biennale de Berlin et de la 54e Biennale de Venise.

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