Cinq Continents

  • Théâtre sans mur et sans troupe régulière, l'OEuvre est créé en 1893 par Aurélien Lugné (1869-1939), dit Lugné-Poe, amoureux des beaux textes et des Idées. S'attachant à un répertoire symboliste, où Ibsen assure le succès des premières saisons, il invente une scène dépouillée de tout fondement illusionniste, transformant l'espace en écran projectif, le temps d'une représentation souvent unique.

  • Cet ouvrage, accompagnant la première exposition monographique sur André Robillard, proposée par la Collection de l'art brut, retrace cinquante années de création originale et autodidacte.
    André Robillard (1931) fabrique des fusils, des avions, des spoutniks et des animaux avec des matériaux de rebut et du bois découpé. Ces assemblages complexes et ingénieux sont d'une grande puissance évocatrice. Il pratique également le dessin au feutre ou au crayon de couleur dans un style personnel et poétique.
    Cinquante ans après la création du premier fusil d'André Robillard, cet ouvrage richement illustré réunit des essais de plusieurs intervenants connaissant personnellement André Robillard et entretenant avec lui des relations privilégiées, la plupart depuis de nombreuses années. L'ouvrage comporte également un DVD contenant des documents d'archives et deux films documentaires de Henri-François Imbert.

  • Une présentation très complète des appuie-nuque africains, des objets personnels précieux, qui permettent de mieux connaître l'expression sociale et culturelle des communautés africaines qui les ont créés.
    Les appuie-nuque sont des objets utilitaires d'une grande simplicité. Leurs propriétaires les utilisent pour dormir, pour reposer leur nuque, pour s'asseoir ou pour protéger leur coiffure élaborée. À première vue, ils semblent dépourvus de toute signification symbolique. Pourtant, ils ne sont pas aussi simples qu'il y paraît. Ce sont aussi des marqueurs sociaux, qui permettent de distinguer les chefs des gens ordinaires, les riches des pauvres, les devins des guérisseurs, les fermiers des bergers et les sédentaires des nomades.
    Ce livre est un voyage à travers l'ethnologie, l'anthropologie, l'esthétique, la créativité, la tradition et la spiritualité.
    Eduardo López Moreno est collectionneur et expert en art africain. Ancien directeur de recherche pour le Programme des Nations unies pour les établissements humains (ONU-Habitat), il a donné de nombreuses conférences dans des universités prestigieuses, en Belgique, aux États-Unis et au Mexique.

  • Le catalogue Le moine et le démon est le premier ouvrage qui résulte d'une coopération entre un musée chinois (le Musée d'Art de Canton), un musée français (le Musée d'art contemporain de Lyon) et la fondation Ullens,
    dont le directeur, Fei Dawei, est le commissaire général de l'expostion.
    Ce catalogue a pour ambition de fournir des éléments de compréhension des transformations majeures qui ont façonné la situation actuelle de l'art contemporain en Chine. Dans son texte de préface, Thierry Raspail,
    directeur du MAC Lyon et commissaire associé, déclare qu'il apparaissait nécessaire de saisir les artistes et les oeuvres à l'instant où s'évanouit leur bien le plus cher, le contre, alors qu'ils ont en effet longuement agi contre
    un système esthétique, social, idéologique, en éprouvant les limites des possibles, du présentable, de l'acceptable. Deux critiques qui ont joué un rôle déterminant dans la reconnaissance de l'art contemporain
    chinois en Chine proposent des pistes pour saisir cette évolution et dessiner sa nouvelle cartographie.
    Outil devenu indispensable pour évaluer les mutations des réseaux de l'art contemporain en Chine, un guide inédit répertorie, sur une cinquantaine de pages, les artistes, les critiques, les musées, les galeries, les magazines ou encore les sites internet dans des villes comme Pékin, Shangai, Canton et de nombreuses autres.
    L'essentiel des oeuvres présentées pour Le moine et le démon ont été produites pour l'occasion. Photographiées dans leur mise en situation au musée ou dans la ville de Lyon, elles donnent lieu à une abondante iconographie couleur inédite. Feng Boyi est commissaire indépendant et critique d'art. Il est parmi l'une des personnalités les plus actives en Chine. Il a organisé un très grand nombre d'expositions dans des lieux alternatifs : il était
    notamment co-commissaire de la première Triennale de Canton (2002), commissaire de l'exposition. Trace d'existence, Pékin (1998) et co-commissaire de l'exposition Fuckoff. Non coopération, Shangai (2000).
    Qiu Zhijie est à la fois artiste, critique, commissaire d'exposition et professeur à l'Académie Nationale des Beaux-Arts de Hangzhou. Connu pour ses écrits sur la performance et l'art conceptuel dans les années 1990, il fut aussi le commissaire de la première exposition d'art vidéo en Chine (1996) et de l'exposition Post-sense Sensibility Alien Bodies & Delusion (1999) qui a révélé une jeune génération d'artistes, travaillant notamment à partir de la chair humaine.

  • Si le rôle joué par le dessin dans l'alchimie de la peinture n'est plus à démontrer, plus secrète est sa place dans le domaine des arts décoratifs. Cette dernière, pourtant, apparaît aussi essentielle dans le processus créatif que le choix de la technique, si important en ce xixe siècle d'une vitalité fantaisiste et d'une curiosité inlassable pour les oeuvres du passé et le spectacle de la nature. Particulièrement prisées pour les ornemanistes des XVIIe et XVIIIe siècles, les " feuilles " d'arts décoratifs sont à redécouvrir pour le XIXe siècle. Si l'on connaît les fonds des grandes manufactures et des grandes maisons, comme Sèvres, Baccarat, Chaumet ou Tiffany, les dessins épars restent plus rares, le destin ne les a sauvés qu'avec parcimonie de la destruction. Depuis sa création, le musée d'Orsay a eu à coeur d'en assembler une collection significative dont une sélection est présentée dans cet ouvrage, afin d'évoquer les créations des artistes les plus
    emblématiques : Barye, Viollet-le-Duc, Lassus, Rudolphi, Fannière, Grandhomme, Bracquemond, Carrier-Belleuse, Zoegger, Bugatti, Gallé, Lalique ou Van de Velde.

  • Antonio (1431/32 - 1498) et Piero (1441/42 - après 1485) del Pollaiolo ont de tout temps joui d'une certaine notoriété et occupent une place de choix dans tous les textes traitant de la Florence artistique de l'époque de Laurent le
    Magnifique, aux côtés de Verrocchio, Botticelli et Ghirlandaio. Pourtant, l'image que l'on a de nos jours de ces deux audacieux artistes, fils d'un vendeurs de poulets sur le vieux marché de Florence, est quelque peu imprécise. On considère en effet généralement que Piero, de dix ans plus jeune que son frère, ne fut qu'un assistant d'Antonio, un simple collaborateur de cet artiste aux multiples intérêts qui excella dans des disciplines aussi diverses que la peinture, la sculpture, l'orfèvrerie et l'architecture. Cette opinion, qui remonte à Vasari mais ne correspond en rien à l'estime en
    laquelle les contemporains tenaient les deux artistes, demanderait probablement à être revue. Les chroniques du XVe siècle et les documents s'accordent à distinguer Antonio, orfèvre remarquable et grand maître du bronze, de Piero, qui n'était que peintre. Et c'est en réalité à ce dernier que l'on doit la plupart des célèbres tableaux communément attribués à son frère aîné, du retable du cardinal du Portugal des Offices au célèbre Martyre de saint Sébastien à présent à la National Gallery de Londres, qui attestent un penchant prononcé pour la peinture flamande et auxquelles la nouvelle
    technique de la peinture à l'huile donne un aspect moelleux et lustré.
    La disparition quasi totale des dizaines de boucles et de colliers, de coupes et de cuvettes, de chandeliers, de croix, d'encensoirs, de calices et de reliquaires en or, en argent, émaux et pierres précieuses réalisées par Antonio a beaucoup desservi cet artiste de grand talent. Ces objets sont abondamment documentés mais tous, à un moment ou à un autre, ont été refondus et leurs précieux matériaux réutilisés (un sort commun à une bonne partie des anciens objets d'orfèvrerie). La fantaisie visionnaire et dramatique de celui que la Seigneurie florentine, à l'annonce de sa mort, célébra orgueilleusement en ces termes « notre citoyen, célèbre sculpteur inégalé dans son art » est attestée en particulier par les deux tombes en bronze des papes Sixte IV et Innocent VIII dans Saint-Pierre et par un admirable corpus de dessins.
    Sur les feuillets autographes, le trait infaillible d'Antonio, précis comme un bistouri, donne naissance à une race de héros fabuleux, au physique inimaginable, avec des cages thoraciques dilatées à l'extrême, des jambes et des bras d'une maigreur fuselée et élastique : gladiateurs, archers, hercules, martyrs. Les deux monuments funéraires du Vatican, qui éblouirent les contemporains de l'artiste, constituent l'apogée de la carrière d'Antonio, en particulier celui de Sixte IV, d'une forme inédite. Ce grand catafalque de bronze, chargé de représentations allégoriques, était destiné à la
    précieuse chapelle que le pape s'était fait aménager de son vivant, enrichie d'antiques colonnes de porphyre et de fresques du Pérugin. On ne s'étonnera pas qu'un tel chef-d'oeuvre, une telle grandiloquence célébrative aient été voulus par le puissant neveu du pape défunt, Giuliano Della Rovere, qui, une fois devenu pape sous le nom de Jules II, chargea Michel-Ange de réaliser pour lui un tombeau d'une magnificence encore plus visionnaire.

  • Pionnier de la photographie japonaise et éminent éditeur de photographie durant l'ère Meiji, Ogawa Kazumasa (1860-1929) a publié à l'intention du marché occidental un grand nombre de livres illustrés présentant des vues du Japon traditionnel. L'ouvrage qui paraît en 1896 sous le titre Some Japanese Flowers, dont il existe un exemplaire original dans les collections du J. Paul Getty Museum, présente de délicates images de fleurs indigènes japonaises, notamment des lotus, plusieurs variétés de chrysanthèmes et de lys, et des volubilis, prises par Ogawa lui-même et tirées selon un procédé appelé phototypie, les épreuves ayant ensuite été coloriées à la main. La présente publication reproduit les trente-huit planches de l'édition originale.

  • Les caisses que Giorgio Buchner a soigneusement conservées racontent le rêve tenace de l'archéologue. Par ses fouilles dans l'île d'Ischia durant cinquante ans, il a écrit l'histoire de la première colonie grecque d'Occident. Les caisses en bois de 40 par 45 centimètres sont des conteneurs pour les boîtes en carton gris plus petites, de tailles diverses, qui s'y encastrent comme en un tissage. Elles renferment des dents, des fragments d'os, des crânes, des traces organiques d'êtres ayant traversé l'île il y a trois mille ans. Ensuite, des objets qui les ont accompagnés : des fibules, des vases, des fermoirs pour tresse, des armilles, de petits anneaux, des poids en plomb, des hameçons de pêche, des lampes à huile, un biberon pour nourrisson. Enfin, des mottes de terre sectionnées et cataloguées que le temps a décolorées jusqu'au même gris. Durant vingt ans, les objets se sont tus, empilés sur des étagères en métal. Aujourd'hui, Luigi Spina leur redonne la parole. Ils reprennent la narration. C'est une histoire d'époques qui s'entremêlent. Buchner enveloppait chaque objet dans des feuilles de journaux que sa communauté d'archéologues allemands, anglais et italiens avait à portée de main, The Times, Il Mattino, The Daily Telegraph, Frankfurter Allgemeine, Süddeutsche Zeitung, des fragments de nouvelles des premiers hommes ayant marché sur la Lune, des campagnes électorales, des guerres. Mais il conservait aussi de petites dents ou des phalanges décharnées dans des boîtes d'allumettes illustrées. Des triangulations, des fils qui relient les coutumes, les lambeaux, l'imaginaire, les rêves d'hier, d'aujourd'hui et les rêves antiques murmurés sur le terreau sec.

  • Sous la direction de Bérénice Geoffroy-Schneiter. Micromonumentalité est le premier titre d'une série d'ouvrages, « Micro-Africa », qui se propose de mettre en lumière la valeur artistique et culturelle des objets miniatures fabriqués en Afrique.



    Ce premier volume propose une introduction au concept fondateur de la série et offre un panorama des objets et des matériaux créés ou utilisés par divers groupes ethniques africains.



    Illustré de superbes photographies pleine page et de gros plans sur les détails, Micromonumentalité souligne la valeur emblématique des talismans, poids, boîtes, coffrets, fétiches, bijoux et autres objets en ivoire, en os, en bronze, en fer, en aluminium et en pierre.



    Aucun de ces objets ne dépasse 15 cm de hauteur ou de largeur et, bien que pratiquement « microscopiques », ils sont tout aussi expressifs que des ouvres plus volumineuses et méritent d'être considérés comme des « monuments » à part entière.



    Titulaire d'un diplôme de l'école du Louvre et d'une maîtrise de lettres classiques de la Sorbonne, Bérénice Geoffroy-Schneiter est historienne de l'art et journaliste. Spécialiste en archéologie et en ethnologie, elle a publié de nombreux ouvrages sur l'art du costume et les arts premiers. Elle a été rédactrice en chef de la revue Tribal Art.

  • À l'occasion du 25e anniversaire de son inauguration au musée Jenisch Vevey, le Cabinet cantonal des estampes met à l'honneur Albrecht Dürer (1471-1528), l'une des figures majeures de l'histoire de la gravure. À travers une grande exposition accompagnée d'un ouvrage richement illustré, le lecteur découvre l'intégralité des gravures de Dürer conservées à Vevey, complétées par de prestigieux prêts extérieurs tant privés que publics. Ce livre offrira un parcours dans l'oeuvre gravé de Dürer à partir des influences allemande et italienne, et atteindra son apogée dans la présentation des trois suites publiées en 1511 à Nuremberg : La Vie de la Vierge et les deux Passion sur bois. Cet ouvrage aborde également les différents rapports de l'artiste allemand à la Suisse : de la question biographique à travers les hypothèses de ses séjours en terre helvétique à l'histoire de la constitution de quelques collections d'arts graphiques, en passant par l'étude de sa réception au fil des siècles.

  • En 2004, le musée d'Art et d'Histoire de Genève recevait un véritable trésor byzantin que Janet Zakos avait désiré lui confier quelque temps avant son décès. Cet ensemble est constitué principalement d'oeuvres d'argent et de bronze, à usage profane ou liturgique, réunies avec passion par la collectionneuse, ou auparavant par son époux, le marchand d'art et spécialiste de sigillographie, George Zakos. Cette collection est exceptionnellement riche en argenterie, mais parmi les oeuvres que Janet Zakos affectionnait le plus, on doit aussi citer le fonds de bronzes, notamment les mains votives, magnifique ensemble qui permet de comprende l'origine de ces objets cultuels.
    Janet Zakos a aussi légué au musée plusieurs dizaines de céramiques, pour la plupart incisées et glaçurées. Ces céramiques, qui ont appartenu à son mari, proviennent sans doute d'un bateau échoué vers les côtes de l'Asie Mineure. De grande qualité, elles évoquent, à la différence des autres supports, la liberté des artisans byzantins tant par leur graphisme que par leur iconographie. Cette collection, dont aucune pièce n'avait jamais été publiée, n'était connue jusqu'à présent que des visiteurs du musée et des rares personnes invitées par Janet Zakos à les contempler.
    Cet ouvrage permet maintenant de les dévoiler à tous.
    Ce beau livre vient à la suite des deux premiers ouvrages consacrés aux collections byzantines du musée d'Art et d'Histoire, l'un aux icônes, l'autre aux antiquités paléochrétiennes et byzantines, déjà publiés par 5 Continents Editions.

  • À l'occasion de son demi-siècle d'existence, la fondation Baur, musée des Arts d'Extrême- Orient, propose au lecteur un voyage dans la Chine de la dynastie Qing, à travers les célèbres collections des musées Guimet, du Quai Branly, de l'Armée, des Arts décoratifs, du Château de Fontainebleau, de la Bibliothèque nationale de France, de la Bibliothèque de Genève, ainsi que du Victoria & Albert Museum de Londres. Cet ouvrage est principalement consacré aux empereurs Kangxi (1662-1723), Yongzheng (1723-1736) et Qianlong (1736-1796). Il évoque le pouvoir impérial et conquérant, ses rites, le rôle des jésuites dans les sciences et les arts décoratifs, les peintures de cour, les jardins secrets des empereurs mandchous, ainsi que leur rôle de mécènes et collectionneurs. Peintures et gravures impériales côtoient les soieries, les porcelaines, les jades, auxquels s'ajoutent cloisonnés, verres et livres précieux.

  • Une fascinante collection de planches de bois, objets rituels appelés gopes, que réalisent des tribus du golfe de Papouasie, en Nouvelle-Guinée. Elles sont la représentation matérielle des esprits bienveillants qui protègent chaque clan de la maladie, de la mort et des esprits du mal. Cet ouvrage, le premier à traiter exclusivement de ce sujet, replace ces réalisations individuelles dans leur contexte spatio-temporel, grâce à des documents historiques et à des photographies prises sur le terrain.
    Virginia-Lee Webb a été conservatrice et chargée de recherche senior pour le Metropolitan Museum of Art, département des arts d'Afrique, d'Océanie et du continent américain. Elle a organisé une vingtaine d'expositions pour le musée. Elle a également travaillé pour le Museum of Primitive Art, qui a ensuite fusionné avec le Metropolitan Museum. Elle est actuellement conservatrice consultante pour plusieurs initiatives muséales.

  • Ouvrage de référence sur production artistique du vaste groupe des îles de l'archipel Bismarck et présente d'importantes pièces provenant d' importantes collections privées photographiées par Hughes Dubois Cet ouvrage nous révèle la production artistique du vaste groupe des îles de l'archipel Bismarck, région des Mers du Sud située sur la ceinture de feu volcanique de la Mélanésie occidentale, divisée en quatre zones géographiques et culturelles principales : la Nouvelle-Irlande, la Nouvelle-Bretagne, les îles de l'Amirauté et les îles de l'Ouest.
    C'est un art fait de matériaux naturels comme la fibre végétale, les bois légers, le tissu d'écorce et le coeur des arbres. Cette fragilité associée à l'utilisation de couleurs vives a largement inspiré l'expressionnisme allemand et le surréalisme. L'Art de l'archipel Bismarck est divisé en trois parties principales : un premier essai sur les plus récentes explorations photographiques de Bart Van Bussel concernant les traditions culturelles et la danse traditionnelle en Nouvelle-Irlande et en Nouvelle-Angleterre aujourd'hui ; un second sur la période historique d'échanges et d'interactions du colonialisme allemand et, enfin, un troisième qui traite de l'histoire de l'art de la région et des interprétations culturelles des oeuvres illustrées. Les pièces reproduites, magnifiquement photographiées par Hughes Dubois, proviennent toutes de collections privées renommées du Bénélux.

  • À l'occasion des 150 ans de la naissance d'Alfred Baur (1865-1951) et des 50 ans de la fondation Baur, musée des Arts d'Extrême-Orient de Genève, cet ouvrage présente un grand collectionneur à travers un riche choix parmi les 9 000 objets d'art de la Chine et du Japon aujourd'hui abrités dans un élégant hôtel particulier de la fin du xixe siècle. Cet ouvrage mêle l'histoire de l'Orient et celle d'un homme, entrepreneur, qui fonde sa société, A. Baur & Co. Ltd, à Colombo (Ceylan) en 1897. Guidé par les magnifiques photographies d'Hughes Dubois, le lecteur pénètre dans le musée et découvre, au fil des pages, l'âme d'une collection et le parcours d'un homme fasciné par les arts d'Extrême-Orient. Ornements de sabre, netsukes, laques, estampes, jades ou céramiques impériales : les illustrations montrent la diversité des oeuvres et la qualité de cet ensemble. Les objets précieux japonais, minutieusement travaillés et d'une grande perfection technique, révèlent l'exceptionnel savoir-faire des artisans japonais, et la simplicité des formes des monochromes chinois dévoile la contemporanéité des maîtres céramistes visionnaires de la dynastie Song.

  • Depuis la nuit des temps, l'homme a tout mis en oeuvre pour prolonger ses journées après le coucher du soleil. Dès la préhistoire, après de multiples expérimentations, il invente le combustible, apprenant à sélectionner les matières premières qui, au contact du feu, émettent une lumière plus forte. À Lascaux déjà, mais surtout au cours du second millénaire, il crée un artefact spécial exclusivement destiné à l'éclairage, la lampe. Parmi les ustensiles indispensables à la vie quotidienne, le luminaire est le seul qui dépasse de loin sa fonction utilitaire. Entouré de mythes, parfois légende en lui-même, il est, dans la plupart des sociétés, le trait d'union entre l'homme et le divin, entre le matériel et le spirituel.
    À la tombée de la nuit - art et histoire de l'éclairage, illustré par de magnifiques photos, met en valeur la fonction polyvalente du luminaire par les différentes sections thématiques et transversales proposées au lecteur, recueillant une vaste collection d'objets anciens et curieux, réalisés avec différents matériaux tels que la terre cuite, le fer, le verre.
    Page après page, ce livre raconte la vie quotidienne, la vie spirituelle, la vie professionnelle des hommes, ainsi que les fêtes rendues possibles par l'apprivoisement de la lumière : de l'invention de la pyrotechnie à la lanterne magique, ancêtre du cinéma.

  • Le Palais Farnèse est un des édifices les plus emblématiques de la Renaissance et un des Palais les plus célèbres de Rome. Actuel siège de l'Ambassade de France en Italie, intimement lié à la figure du Pape Paul III Farnèse, édifié et décoré afin d'exalter la récente gloire de la famille, ce Palais réunit les plus grands artistes du XVIe siècle et représente ainsi une visite incontournable de l'histoire de l'art. Quatre des plus grands architectes, Antonio da Sangallo le jeune, Michel-Ange, Vignola et Guglielmo della Porta l'ont construit de 1513 à 1589. Les plus grands peintres ont réalisé sa décoration intérieure, Daniele da Volterra, Salviati, Zuccari, et enfin les Carrache, offrant à Rome parmi ses plus belles fresques, notamment la célèbre Galerie des Carrache. Abritant l'Ambassade de France et l'Ecole Française de Rome depuis 1874 et 1875, seules certaines pièces du Palais Farnèse sont accessibles aux six visites guidées hebdomadaires proposées par l'Ambassade en français et en italien sur réservation, dont le nombre ne parvient pas à satisfaire la très grande demande du public.

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