Fage

  • J'avais envoye´ [a` l'exposition du Boulevard des Capucines en avril 1874] une chose faite au Havre, de ma fene^tre, du soleil dans la bue´e et au premier plan quelques ma^ts de navire pointant... On me demande le titre pour le catalogue, c¸a ne pouvait vraiment pas passer pour une vue du Havre ; je re´pondis : « Mettez Impression. » On en fit impressionnisme et les plaisanteries s'e´panouirent.

    I sent a work that I painted in Le Havre to [the exhibition in Boulevard des Capucines in April 1874]. It's a view from my window, withthe sun in the mist and, in the foreground, some ships' masts... I was asked to provide a title for the catalogue. But the work couldn't really be considered as a view of Le Havre itself. «Well,» I said, «let's make it Impression». So it became «impressionism», and the quip did the rounds.

    Maurice Guillemot, « Claude Monet », La Revue Illustre´e, 15 mars 1898

  • "Ou nous ramènerons tous les arts à une attitude et à une nécessité centrales, trouvant une analogie entre un geste fait dans la peinture ou au théâtre, et un geste fait par la lave dans le désastre d'un volcan, ou nous devons cesser de peindre, de clabauder, d'écrire et de faire quoi que ce soit". Antonin Artaud

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  • La forme d'une poche

    John Berger

    • Fage
    • 6 Mai 2021

    " La poche dont il est question est une modeste poche de résistance, de celles qui se forment quand l'accord entre deux personnes au moins les rapproche. Leur résistance se manifeste contre l'inhumanité du nouvel ordre économique mondial. Mais qui sont ces gens ? Le lecteur, moi, l'auteur, et tous ceux dont il est question dans ces essais. Et ce qui est inattendu, c'est que les échanges, qui s'établissent entre nous, renforcent chacun dans la conviction que ce qui se passe dans le monde d'aujourd'hui est mal, et que, le plus souvent, ce qu'on en dit n'est que mensonge.
    Je n'ai jamais écrit de livre avec un tel sentiment d'urgence. " John Berger

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  • En confrontant les sculptures d'A. Giacometti à une sélection d'oeuvres issues des collections égyptologiques du Louvre et aux dessins inédits conservés par la Fondation Giacometti, ce catalogue propose un regard renouvelé sur le travail du sculpteur, qui a toujours entretenu une relation étroite avec l'art égyptien de l'Antiquité, produisant nombre de copies de statuettes et de bas-reliefs.

  • Georgia O'Keeffe Nouv.

    Georgia O'Keeffe est née le 15 novembre 1887 à Sun Prairie, dans le Wisconsin, et morte le 6 mars 1986 à Santa Fe, Nouveau-Mexique.

    « Une fleur est relativement petite. Chacun associe une quantité de choses à une fleur - à l'idée de fleurs. Vous tendez la main pour toucher la fleur - vous vous penchez pour la sentir - peut-être vous l'effleurez des lèvres presque sans y penser - ou vous l'offrez à quelqu'un pour lui faire plaisir. Cependant - d'une certaine façon - personne ne voit une fleur - vraiment -tellement elle est petite - nous n'avons pas le temps - et voir prend du temps, comme d'avoir un ami prend du temps. Si je pouvais peindre la fleur exactement telle que je la vois, personne ne verrait ce que je vois parce que je la peindrai petite, aussi petite que la fleur est petite. »

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  • Vasarely le pillage Nouv.

    Une richissime septuagénaire réfugiée à Porto Rico, un brillant universitaire déchu exilé au Togo, un avocat parisien en délicatesse avec la justice et un homme à leur poursuite depuis trente ans pour tenter de reconstituer un trésor dilapidé aux quatre coins de la planète, celui de son grand père, le plasticien Victor Vasarely... La sulfureuse succession des époux Vasarely a occupé la scène médiatique, et pas mal les tribunaux, offrant au public de multiples rebondissements qui la replacent régulièrement au coeur de l'actualité.
    Trahisons familiales, coups bas, manigances universitaires, jeux de séduction, chantages politiques, revers judiciaires, guerre médiatique..., l'affaire Vasarely recèle tous les codes du polar pour entraîner le lecteur dans les coulisses d'un pillage organisé.

  • Georg Baselitz Nouv.

    Georg Baselitz

    Georg Baselitz

    « J'ai beaucoup développé la méthode de travail sur le sol. Plus tard, j'en ai tiré une philosophie, qui dit que mon contact ne va pas vers le haut, en direction du ciel. Dans l'Europe chrétienne, c'est cela le seul contact. On a peur du contact vers le bas en direction de l'enfer. Mon contact va vers le bas. [...] En peignant sur le sol, le contact se fait avec le bas, chercher à débusquer ce qu'il y a en dessous est très important. » G. Baselitz

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  • Albrecht Dürer Nouv.

    « [S]'il était accordé de vivre des centaines d'années à un homme habile à pratiquer cet art et naturellement prédisposé, il pourrait, grâce au pouvoir que Dieu donne à l'homme, dessiner et exécuter tous les jours de nouvelles figures humaines ou d'autres créatures qu'on n'aurait jamais vues auparavant et auxquelles personne n'aurait encore pensé. » A. D.

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  • Giuseppe Penone Nouv.

    « Je crois que je n'ai jamais voulu faire à tout prix quelque chose qui soit de la sculpture ; j'ai toujours travaillé à partir de l'objet, de la logique de la matière. [...] Quand j'ai utilisé l'arbre, [...] je me suis servi du bois et de la végétation comme matière capable de se transformer, de se modeler. Je reconnais par ailleurs la richesse symbolique de l'arbre, mais le principe fondamental de mon travail est une adhésion à la réalité. » Giuseppe Penone

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  • "L'art seul rend la vie possible - c'est de cette façon radicale que j'aimerais le formuler". Joseph Beuys.

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  • Agenda mortel 2022

    Collectif Mortel

    • Fage
    • 19 Août 2021

    Beaux livres illustrés (histoire, nature, mode, transports...) Le livre : En 2022 : on arrête d'attendre, attendre le soir, attendre demain, attendre l'espoir, s'attendre au pire mais on prévoit et on organise ce qui est juste et vital, ce qui embellit et réjouit. On se réunit autour d'un sablier ou d'une bière pour rire du temps qui passe. Des photos et des citations poétiques et funèbres, parfois subversives rythment les semaines. Un clin d'oeil à la collection Dilaceratio Corporis.

  • Gerhard Richter Nouv.

    « Mes tableaux sont sans objet?; mais comme tout objet, ils sont l'objet d'eux-mêmes. Ils n'ont par conséquent ni contenu, ni signification, ni sens?; ils sont comme les choses, les arbres, les animaux, les hommes ou les jours qui, eux aussi n'ont ni raison d'être, ni fin, ni but. Voilà quel est l'enjeu. ».
    Gerhard Richter

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  • Alexej von Jawlensky Nouv.

    « Après avoir peint ces « variations » [de paysages] pendant quelques années, j'éprouvais le besoin de trouver une forme pour le visage, car j'avais compris que la grande peinture devait être portée par un sentiment religieux. Et ceci je ne pouvais le rendre que par le visage humain. J'avais compris que le peintre devait restituer par la forme et la couleur ce qu'il y a de sacré en lui.
    C'est pour cela qu'une oeuvre d'art est Dieu visible, et l'art la nostalgie de Dieu. » Alexej von Jawlensky

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  • « Un tableau doit avoir son coeur, son système nerveux, ses os et sa circulation. Il doit ressembler à une personne en ses mouvements. Il faudrait que celui qui le regarde se trouve devant un être qui lui tient compagnie, il lui racontera des histoires, lui donnera des certitudes. [...] Le tableau doit être un ami qui vous parle, qui découvre les richesses cachées en vous et autour de vous.» Maria Helena Vieira da Silva.

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  • Il me semble qu'il n'y a que des semaines qu'on m'appelait "le petit Vallotton" . La vie est une fumée, on se débat, on s'illusionne, on s'accroche à des fantômes qui cèdent sous la main, et la mort est là. [... ] Il reste la peinture, heureusement. Félix Vallotton, Journal 1921

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  • Parmi les amitiés littéraires d'Alberto Giacometti (1901-1966), celle qui le lie a` Samuel Beckett (1906-1989) n'est pas la plus connue, mais c'est l'une des plus durables. Elle remonte a` 1937 et se développe dans l'après-guerre. Les deux artistes aiment se retrouver dans les soirées sans fin des cafés de Montparnasse, puis arpenter Paris la nuit. De profondes parentés rapprochent leurs oeuvres plastiques et théâtrales, à la croisée de l'Existentialisme, qui s'expriment dans une collaboration exceptionnelle en 1961 : la réalisation par Giacometti d'un décor pour une mise en scène de la pièce En attendant Godot.

    « Voilà ce à quoi il faut s'attendre quand on se laisse couillonner à écrire sur la peinture. » Samuel Beckett «That's what one should expect when one let oneself be duped into writing on painting.» Samuel Beckett

  • La mort, loin d'être devenue un sujet tabou dans les sociétés occidentales contemporaines est au contraire omniprésente dans les médias. En revanche, il est vrai que la réalité concrète du cadavre tend, elle, à être occultée.
    L'événement « mort » nous confronte à trois types de phénomènes : la présence du corps mort ; les réactions émotionnelles des proches ; les représentations collectives de la perte et de la mort.
    En exposant, d'un côté, le cas aborigène, de l'autre, le cas occidental, seront identifiées deux extrêmes : l'un fait l'objet d'un traitement unitaire et l'autre d'un traitement qui implique des procédés distincts avec des instances tierces intervenant, distancées qui ne sont pas des parents.

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  • En Haïti, le vaudou est le dernier lien des esclaves déportés avec leurs origines multiples. C'est aussi la bannière de l'union et les tambours de la révolte, où la ferveur de lutte prime sur la diversité des origines.
    Pratiquer le vaudou c'est avant tout honorer les loas et ses ancêtres, et respecter sa culture.
    Les rites funéraires vaudou sont extrêmement codés s'occupant du corps pour faire migrer l'âme ou du voyage de l'esprit sous l'eau.
    Par leur richesse, leur complexité, ces rites religieux ne marquent pas la fin de la vie mais transcendent son aboutissement. Il s'agit d'organiser et de célébrer le retour de l'exil pour la Terre des Ancêtres, au-delà des mers, où vibrent les racines du mapou, l'arbre reposoir des loas, dont les racines infinies traversent la mer.

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  • Un défunt est un véritable écosystème dans lequel se développent et luttent pour exister de nombreuses espèces. On y croise ainsi des mites délaissant penderies et placards au profit d'une peau séchant et des cheveux, des coléoptères fossoyeurs creusant sous le corps mort pour mieux protéger leurs progénitures, mouches, vers, bactéries et larves en tous genres.
    Observateur de cette faune particulière, l'entomologiste forensique cherche à décrypter la biologie de ces espèces dans un but précis : dater l'arrivée des insectes et déterminer le moment de la mort. Ainsi va la vie recyclant frénétiquement et dans ce cas, ce sont des insectes qui nettoient la nature et éclairent parfois la Justice.

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  • Dictionnaire historique du patrimoine Nouv.

    Il ne se passe guère de jour sans que les médias évoquent une actualité patrimoniale. Au diapason de cette abondance d'informations, l'essor du tourisme culturel et de la fréquentation des monuments et musées témoigne de la place que le patrimoine occupe dans nos sociétés.
    Cet ouvrage se présente sous la forme pratique d'un dictionnaire, qui rassemble quelque deux cent vingt-cinq notices consacrées à des personnalités, des sites et des monuments, des organismes ou des thèmes liés à ce « fait social total » qu'est le patrimoine.
    Dû à deux spécialistes, Patrice Béghain et Michel Kneubühler, ce Dictionnaire historique du patrimoine présente la notion de patrimoine dans son évolution historique, de l'Antiquité à la période la plus récente.

  • Considéré comme le père de l'art moderne, Paul Cezanne (1839-1906) a trop souvent été présenté comme un homme solitaire, timide, bougon, parfois grossier, n'appréciant ni les réunions mondaines, ni les honneurs, avec pour seul impératif : la peinture. Mais l'homme, plus complexe que cela, rencontra de nombreuses personnalités intellectuelles, noua des relations amicales et familiales fortes, et reçut vers la fin de sa vie, chez lui ou à son atelier des Lauves, de jeunes artistes, des collectionneurs, invitant à déjeuner ses amis les plus proches...
    Autour des écrits, confidences et témoignages des contemporains de Cezanne et de ses amis impressionnistes, Philippe Cezanne nous fait découvrir toute la galaxie cézanienne, en nous invitant à nous éloigner du mythe, et nous approcher de la réalité de ce qu'a vécu son arrière grand-père.

  • Bernard Belluc est né le 11 juin 1949 à Montpellier. Bègue, gaucher contrarié, dyslexique, diplômé du certificat d'études, il se passionne dès l'enfance pour la pâte à modeler, les petits soldats de la Grande Armée, et devient fan d'Eddy Mitchell.

    Dans les années 70-80, il développe son activité de concepteur de vitrine de magasin et, à partir des années 90, dans de nombreux musées.

    Avec Hervé Di Rosa il fonde le MIAM (Musée International des Arts Modestes) à Sète en 2000.

    « Le secret des objets est un peu notre intime mémoire commune. » À travers une série de compositions d'objets hétéroclites récoltés aux puces ou dans les arrières boutiques, Bernard Belluc nous raconte son histoire et, à travers elle, toute l'histoire de l'humanité.

    Abondamment illustré, ce livre propose une immersion visuelle dans les vitrines thématiques conçues entre juin et novembre 2000 pour accueillir la collection démesurée de l'artiste au sein du MIAM.

    L'esprit vivifiant de Bernard Belluc nous accompagne dans ce merveilleux voyage au « pays de l'objectothérapie », une dimension majeure de l'art modeste.

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