Marie-Noëlle Bertrand

  • La crise du coronavirus et les mesures de confinement ont mis en évidence les fragilités d´un système qui ne garantit pas la nourriture à tous, encore moins la nourriture de qualité. La désorganisation des grandes institutions a livré les plus précaires à eux mêmes. Elle réactive du même coup une exigence qui monte en puissance depuis plusieurs mois : à savoir celle d´une sécurité sociale de l´alimentation, comme il existe une sécurité sociale de la santé. Sa mise en oeuvre impose de remettre à plat tout un système aujourd´hui piloté par l´agro-industrie et qui a fait de la pauvreté un de ses rouages autant qu´un de ses débouchés, et de la privatisation des ressources une de ses raisons d´être. Elle implique aussi de réinterroger notre fonctionnement démocratique qui continue d´écarter les femmes de prises de décisions dont elles sont, au quotidien, les premières à assumer les conséquences.

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