Damian Nisenson

  • Pour son numéro d'automne, TicArtToc prend à bras le corps les multiples problématiques que posent pour la réalité des artistes notre ère du numérique. Entre nouvelles perspectives et contraintes, espaces de liberté et logique marchande, inquiétudes et enthousiasme, cette dernière révolution ne peut laisser indifférent. Numérisation de l'art et arts numériques, deux facettes d'un même phénomène. Elles seront explorées grâce à des portraits et des témoignages d'artistes : parmi eux, César Cubillan, spécialisé dans les oeuvres interactives et téléguidées; Daniel Iregui, artiste visuel et programmeur, Kizaba alias AfriKeleKtro, musicien, ainsi que des collectifs tels que l'agence Topo. La publication propose également plusieurs billets de réflexion : Marcelo Vitali s'interroge ainsi sur la possible existence d'une « littérature numérique » et Julia Salles sur la diversité (question fondamentale de tout texte chez TicArtToc). Claude-Philippe Nolin, lui, nous fait remonter le chemin des pionniers jusqu'à l'époque des premiers ordinateurs pour nous conter les balbutiements d'une ère artistique nouvelle...

  • « N'oublions pas que nous sommes tous des immigrants et que l'on est toujours l'autochtone de quelqu'un d'autre » : sous le titre Le 8e feu, l'édition de printemps de TicArtToc donne la parole aux artistes autochtones. Proposer un acte de réconciliation, briser les stéréotypes folkloriques, découvrir une renaissance créative dans la modernité et aussi, simplement, remercier : voici la démarche de ce numéro spécial produit en collaboration avec Nadine St-Louis, fondatrice des Productions Feux Sacrés. André Dudemaine pose la question de la possibilité d'un cinéma autochtone. Marie-Josée Parent réfléchit aux impacts du système colonial canadien sur les identités culturelles. Et, surtout, de nombreux portraits d'artistes - peintres, sculpteurs ou musiciens - nous sont offerts : Eruoma Awashish, Sarah Cleary, Miaskom Sipi, Nico Williams et tant d'autres font résonner les mots, les images et les sons de leurs communautés. TicArtToc se fait la mission de porter ces artistes bien souvent invisibles, mais ô combien essentiels.

  • Le numéro d'automne de TicArtToc explore la question de l'exil des artistes et plonge au coeur de trajectoires souvent forcées. L'exil peut prendre différentes formes et être vécu par chacun de façon différente. Les collaborateurs de TicArtToc, Pierre Ansay, Catherine Barnabé, Hanieh Ziaei et Jacques-Bernard Roumanes, réfléchissent sur les diverses facettes et impacts de l'exil, tantôt vu comme une expérience positive, comme une renaissance ou un nouveau départ, tantôt vu dans une conception négative, davantage comme une déchirure ou avec frustration. Comment les artistes définissent-ils l'exil, de quelle manière le vivent-ils au quotidien ? De quelle manière l'exil teinte-t-il leurs pratiques? Trouvez réponse à ces questions en lisant les portraits des artistes Yazan Charif par Fanny Guérin, Quinten Sheriff par Tessy Jean-Paul, Adriana Garcia-Cruz par Mylène de Repentigny-Corbeil et Farooq Fazeli par Héloïse Landry.

  • « Les visages de l'invisible », numéro printanier de la revue TicArtToc, porte sur la question de la sous-représentation des artistes dits de la diversité dans les médias et sur la scène culturelle et artistique. Leur contribution à la diversité et à la richesse de la création artistique québécoise semble minorée, peu présente, peu médiatisée, et ce, dans toutes les disciplines artistiques confondues. Ce numéro tente aussi de mieux comprendre les stéréotypes et clichés qui véhiculent des amalgames et une recherche d'exotisme tantôt maladroite ou mercantile, mais qui reste dans tous les cas inappropriée et à dénoncer. Avec des articles de Damian Nisenson, Rhodnie Désir, Mariana Tayler, Ligia Borges, Paula Arriagada, Cécilia Bracmort, Marie Leofeli R. Barlizo, Kamal Benkirane, Nadia Hajji, Astrid Tirel, Eddy Firmin, Jérôme Pruneau, Lea Villalba, Madalina Vlasceanu, Yves Alavo, Pierrette Vlavo, Kelly Wu et Myriam Lefebvre. Le numéro est illustré par Maher Kouraytem, Soroush Aram, Freddy Arciniegas, Aida Vosoughi, Nouha Homad, Emma Haraké et Hamed Tabein et Kando, dont Inga, orne la couverture.

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