• Les oeuvres sur papier de Zao Wou-Ki.

    Ce catalogue propose une immersion dans les oeuvres sur papier de Zao Wou-Ki, encres de Chine et aquarelles, couvrant 60 années de création de 1948 à 2009. La sélection d'Erik Verhagen suit le parcours de l'artiste, des premiers dessins figuratifs ou études aux compositions abstraites des années 1960, de la redécouverte de l'encre de Chine dans les années 1970 jusqu'au dernières oeuvres de l'artiste, grandes plages de couleurs.

    Publié à l'occasion de l'exposition éponyme à la galerie Kamel Mennour, Paris, du 28 février au 13 avril 2019, et à la galerie Kamel Mennour, Londres, du 1er au 23 mars 2019.

  • Conçu comme un dialogue à partir des fonds XXe et XXIe siècles de deux musées, le musée des Beaux-Arts et le musée d'Art contemporain de Lyon, cet ouvrage inaugure la collection « Transversalités », dont chacun des parcours visera à explorer la résonance des deux collections, entre correspondances et dissonances. Ce premier opus propose un aperçu des différentes recherches menées par les artistes modernes et contemporains autour de la couleur et des rapports entre forme et couleur.
    Outil de composition libératoire, vecteur de sentiments ou de projections symboliques, paysage mental, monochrome, éblouissante... la couleur est versatile et les artistes exploitent toutes ses facettes, jouant avec les sens et la perception du public. La qualité vibratoire et lumineuse de la couleur, sa capacité à créer du mouvement sur une surface pourtant plane est régulièrement mise à l'épreuve. Elle disparaît cependant au profit de réflexions autour du geste, du signe, du hasard ou encore de la lumière.
    À travers près de 120 peintures, sculptures, installations, dessins et objets, une soixantaine d'artistes emblématiques des deux collections sont présentés, parmi lesquels Georges Adilon, Robert Delaunay, Jean Dubuffet, Jean Fautrier, Lucio Fontana, Hans Hartung, Fernand Léger, Christian Lhopital, François Morellet, Olivier Mosset ou Pierre Soulages.

  • Ugo rondinone nuns + monks Nouv.

  • Figure majeure et incontournable de la scène artistique du dernier tiers du XXe siècle, l'artiste néerlandais Jan Dibbets, né en 1941, est l'un des principaux créateurs à avoir intégré, et ce dès la deuxième moitié des années soixante, la photographie au sein des arts plastiques. Cet ouvrage qui couvre quarante années de création est la première monographie exhaustive dédiée à son oeuvre photographique.

  • Exposition organisée par le Centre d'art-Hôtel de Caumont, Culturespaces, Aix-en-Provence, du 7 mai au 10 octobre 2021 - en collaboration avec la Fondation Zao Wou-ki.
    L'Hôtel de Caumont-Centre d'Art présente une exposition des oeuvres de l'artiste français d'origine chinoise Zao Wou-Ki (1920-2013), réalisée en collaboration avec la FondationZao Wou-Ki.
    L'exposition regroupe 90 oeuvres de 1935 à 2009 (huiles sur toile, aquarelles et encres de Chine sur papier) provenant de collections publiques et privées, avec pour ambition de mettre au jour un des grands thèmes de création de l'artiste : inventer de nouveaux espaces picturaux construits à partir de son travail sur la couleur et la représentation de la lumière. Lumière et espace sont en effet indissociables dans son oeuvre et permettent de comprendre son objectif récurrent de « donner à voir » ce qui ne se voit pas et qui l'habite, « l'espace du dedans ».
    Guidé à ses débuts et jusqu'à la fin de sa vie par le génie de Paul Cezanne (Paysage Hangzhou, 1946 ;
    Hommage à Cézanne, 2005), Zao Wou-Ki a lui aussi été sensible à la lumière spécifique du soleil du midi de la France. A partir de 2004, Zao Wou-Ki fait de nombreux séjours dans le Lubéron Zao Wou-Ki y travaille « sur le motif », fait nouveau pour lui, et peint une série d'aquarelles qui seront présentées pour la première fois à l'Hôtel de Caumont. Elles rendent compte de la luminosité et des couleurs tantôt flamboyantes tantôt assourdies des paysages du Luberon. Ces oeuvres expriment à l'ultime moment de sa vie son bonheur de peindre immuable.

  • Bien qu'installé en France depuis quinze ans, le sculpteur allemand Stephan Balkenhol demeure peu connu dans l'hexagone. De fait, cette grande exposition permet de prendre conscience de la pleine dimension d'une démarche qui offre une image renouvelée, non dénuée d'humour, de la statuaire anthropomorphique et une exploration subtile de la psyché contemporaine. Apparues au milieu des années 1980, les sculptures de Balken - hol se sont immédiatement signalées par leur dimension figurative affirmée et sont très rapidement devenues les icônes d'un renouveau de la sculpture figurative en Europe.
    L'attention qu'il prête à son matériau de prédilection, le bois (préserver son apparence originelle, ne pas masquer l'impact de l'intervention manuelle, lier en un même bloc solidaire figure et socle), indique clairement une optique moderniste. Cependant, ce qui retient avant tout l'attention dans son oeuvre est la place centrale accordée à la figure humaine. Jeunes, lisses, élégants, les hommes portent un pantalon noir et une chemise blanche, les femmes une robe courte de couleur unie et apparaissent comme autant d'archétypes de la société occidentale de la fin du XXe siècle. Pour accentuer leur dimension mimétique et renouer avec la tradition médiévale de la sculpture en bois polychrome, l'artiste peint ses figures, à l'exception toutefois des chairs qui sont toujours laissées en bois brut. Cette restitution réaliste confère à ses sculptures à la fois un aspect familier et une sorte d'inquiétante étrangeté, sentiment renforcé par les brusques changements d'échelle opérés par l'artiste qui traite ses sujets aussi bien aux dimensions de la miniature qu'à celles du monumental. Autour de la figure humaine, Stephan Balkenhol développe des thèmes qui croisent les interrogations fondamentales sur l'identité, la norme et l'altérité, l'individu face à lui-même et face au groupe, les rapports entre les sexes, la présence de la mort. Une thématique qui s'est enrichie au fil des décennies et que l'artiste traite sous des formes de plus en plus variées (ronde-bosse, bas-relief).
    C'est précisément par cette manière, simple et subtile, d'associer héritage historique et tradition artistique à des partis pris modernes et un univers résolument actuel que Stephan Balkenhol s'inscrit avec autant de force et d'originalité dans le champ de la sculpture d'aujourd'hui. Son oeuvre ne s'appuie pas sur une relecture tonitruante du passé, mais plutôt sur une tentative sincère et exigeante de renouer avec une histoire de la sculpture réaliste en préservant un regard à la fois tendre et ironique sur ce qui l'entoure:
    Une manière de réenchanter le désenchantement du monde d'aujourd'hui et de redonner à la mélancolie une forme on ne peut plus contemporaine, douce et amère.

  • Voué à la gloire de la sainte croix, le De laudibus Sanctae Crucis se présente comme une suite de 28 poèmes figurés, qui possèdent des propriétés sémantiques, mathématiques et formelles très singulières : les vers sont disposés en carrés ou en rectangles comportant toujours le même nombre de lettres et structurés autour de la figure centrale de la croix, qui est représentée dans sa configuration traditionnelle mais aussi à travers divers arrangements visuels à partir de motifs géométriques, figurés ou graphiques.

    L'exposition entend faire ressortir l'extraordinaire inventivité formelle de Raban Maur en mettant en regard cinq manuscrits enluminés de La Louange à la sainte Croix et des oeuvres d'artistes contemporains sélectionnés par Jan Dibbets (Carl André, Alan Charlton, Ad Dekkers, Donald Judd, Sol LeWitt, Richard Long, François Morellet, Niele Toroni, Franz Erhard Walther).

    L'ambition de l'exposition est de montrer à quel point l'ouvrage de Raban Maur conserve toute son actualité, car il soulève un certain nombre de questions esthétiques fondamentales touchant à la représentation de l'espace au moyen de structures géométriques et/ou chromatiques, à l'expérimentation autour de la forme graphique de l'écrit ou à la sérialité des formes, qui parcourent, depuis les années 1960-1970, la démarche d'artistes contemporains appartenant aux mouvances minimaliste, conceptuelle ou du Land Art.

  • Gaëlle Hippolyte et Lina Hentgen forment le duo Hippolyte Hentgen. Sous ce nom fictif, elles explorent à quatre mains, un territoire de recherche principalement orienté vers le dessin et l'image, mais s'aventurent également dans d'autres champs de représentation, tels le spectacle et la musique. Puisant dans l'histoire de l'art comme dans la culture populaire, elles s'emparent des images iconiques ancrées dans notre mémoire collective et les restituent dans un immense collage protéiforme et composite. Les clichés culturels, usés jusqu'à la corde, entament une nouvelle vie sous la plume virtuose de Hippolyte Hentgen. A travers une large gamme de supports, de formats et de styles, l'oeuvre flatte le plaisir rétinien et n'en finit pas de surprendre par sa verve colorée, drôle, parfois acerbe.
    Le catalogue est édité à l'occasion de l'exposition monographique de Hippolyte Hentgen au Musée de l'Abbaye Sainte- Croix des Sables d'Olonne du 18 octobre 2015 au 17 Janvier 2016. Richement illustré de vues d'exposition et d'oeuvres, il retrace chronologiquement leur parcours artistique depuis 2008. Un texte de Laurent Goumarre, animateur et producteur de radio et télévision, par ailleurs fin connaisseur de l'oeuvre de Hippolyte Hentgen, et un entretien mene par Erik Verhagen, historien et critique d'art, maître de conférences a l'Universite de Valenciennes, complètent l'ouvrage.

  • En 1961, Bernar Venet effectue une performance où on le voit couché sur un tas de détritus, réalisant ainsi sa première action revendiquée. Suivront Déchet (1961), Collages noirs (1961), Reliefs cartons (1963-1965), Tas de charbon (1963), Tubes (1966), Équations (1966), Triangle V2 (1966), Calcul de la diagonale du carré (1966-2010), Diagonale (1973). Puis viennent les sculptures, Arcs, Effondrements, Lignes indéterminées, Lignes droites, Diagonales, Lignes obliques, Reliefs muraux. Cet ouvrage s'attache à réunir de manière quasi exhaustive l'ensemble des sculptures monumentales de l'artiste. L'essai d'Erik Verhagen analyse la contribution de Bernar Venet aux grands questionnements sur l'art et la sculpture de notre temps. Thierry Davila quant à lui poursuit son étude sur l'horizontalité en art depuis Marcel Duchamp et la " bassesse ", de la fin du XXe au début du XXIe siècle, concept dans lequel il inclut, parmi Robert Morris, Carl Andre, Francis Alÿs entre autres, Bernar Venet : " Le premier janvier 1996, au Muy, dans le sud de la France, Venet réalise sa performance Accident Piece, qui consiste en une trentaine de barres métalliques appuyées sur le mur que l'artiste fait tomber au sol à l'aide d'un chariot élévateur. Le résultat est un amas de lignes qui jonchent le sol. "

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