• On a longtemps considéré la critique comme un accompagnement de la création littéraire. Or, l'essor sans précédent des oeuvres critiques au cours du siècle dernier montre à l'évidence qu'elle vise la construction, sinon l'invention, d'un savoir. Elle montre en effet que la littérature est une forme de connaissance qui met en jeu nos conceptions et nos pratiques du langage. À ce titre, la critique littéraire ne saurait être dissociée de l'histoire de la pensée.
    Cette synthèse présente une réflexion approfondie sur les enjeux de la critique, retrace son histoire, propose des analyses détaillées de ses courants théoriques les plus représentatifs, interroge son actuelle mutation.

    L'héritage des anciens. La critique normative en question. La critique à l'école des sciences. Les critiques d'interprétation. L'oeuvre comme événement de langage. La critique essayiste.

  • «Le jeune auteur qui, en 1929 puis en 1933, remet à Jean Paulhan le manuscrit d'Ecuador et d'Un barbare en Asie n'est guère assimilable à ces "écrivains voyageurs" récupérés de nos jours par une société en mal d'appellations contrôlées, mais au contraire un lecteur aguerri, que les "récits de voyages" ont toujours laissé perplexe. Aussi n'est-il pas mauvais d'entrer dans l'oeuvre de Michaux par ce regard acéré sur le monde et sur soi-même, par cette colère qui jubile et qui décape.» Jérôme Roger.

  • Nouvelle présentationOn a longtemps considéré la critique comme un accompagnement de la création littéraire. Or, l'essor sans précédent des oeuvres critiques au cours du siècle dernier montre à l'évidence qu'elle vise la construction, sinon l'invention, d'un savoir. Elle montre en effet que la littérature est une forme de connaissance qui met en jeu nos conceptions et nos pratiques du langage. À ce titre, la critique littéraire ne saurait être dissociée de l'histoire de la pensée. Cette synthèse présente une réflexion approfondie sur les enjeux de la critique, retrace son histoire, propose des analyses détaillées de ses courants théoriques les plus représentatifs, interroge son actuelle mutation. Jérôme ROGER est maître de conférences à l'IUFM d'Aquitaine. L'héritage des anciens. La critique normative en question. La critique à l'école des sciences. Les critiques d'interprétation. L'oeuvre comme événement de langage. La critique essayiste.

  • Les nombreuses expériences et études de terrain menées par Hall le conduisent à observer que les personnes qui sont confrontées à un nouveau contexte culturel éprouvent au départ le sentiment désagréable d'être perdues. Les touristes qui restent peu de temps ont tendance à se protéger contre le choc de la confrontation à une culture étrangère. Par contre, les hommes d'affaires qui rencontrent des partenaires et sont constamment appelés à avoir des relations avec des étrangers, doivent apprendre à « dépasser leur culture » pour prévoir leur comportement. « Le syndrome du `ils sont comme les gens de chez nous' est un des contre-sens les plus tenaces et les plus répandus dans le monde occidental et peut-être bien dans le monde entier » (Hall, 1976, p. 66). Il est important de s'affranchir du « préjugé a-culturel » qui « incline à croire que les différences entre les peuples ne sont que superficielles » (Hall, 1976, p. 225). La culture est en majorité une « réalité cachée ». Dans un premier temps, nous décrirons la contribution de Hall à l'identification de ces dimensions cachées et à leur impact sur la qualité des relations interculturelles. Nous exposerons ensuite ses principales observations concernant les différentes formes de communication interculturelle dans des contextes variés. Enfin, nous présenterons l'influence de l'auteur sur le champ du management international et les limites des développements proposés.

  • Ce livre, conçu pour aider les candidats aux Agrégations et CAERPA de lettres, propose une préparation progressive à la première épreuve de composition française sur un ou plusieurs textes d'auteurs.Une connaissance précise des sujets, des résultats et des attentes des jurys, constitue le point de départ d'une méthode permettant de cerner les enjeux textuels et didactiques des extraits proposés et de les articuler au sein d'une dynamique constructive. De nombreux exemples de groupements d'extraits, d'étude d'oeuvres de tous genres et types de textes proposent enfin des départs variés à exploiter pour l'élaboration de devoirs pertinents.Des repères pour l'étude des variables textuelles, des propositions de lectures analytiques de commentaires littéraires, d'exercices scolaires divers, à l'intérieur de séquences adaptées, aisément consultables grâce à des tables et index, en font un instrument de référence qui, au-delà des candidats aux concours, s'adresse à tous les enseignants en formation continue et soucieux d'approfondir leur pratique.Françoise Argod-Dutard est professeur à l'université de Bordeaux III.Janine Baudry est maître de conférences à l'IUFM de Limoges.Alain Hazera est professeur agrégé au lycée Brémontier de Bordeaux et à l'IUFM d'Aquitaine.Jérôme Roger est maître de conférences à l'IUFM de d'Aquitaine.Tous sont membres de jurys de concours.
    Mieux connaître l'épreuve. Les sujets. Les résultats. Les attentes du jury. Des conseils de préparation. Articuler problématiques textuelles et applications didactiques. D'écriture en lecture. Création et recréations. Codes et modes. De vous à moi. Cerner les enjeux textuels. Adapter les modalités didactiques aux finalités formatives. Instaurer une dynamique constructive. Prendre de bons départs. L'étude de l'essai. L'étude du récit de voyage. L'étude d'un roman. L'analyse de la parole des personnages. L'approche du texte théâtral. L'analyse de l'écriture poétique. L'étude de l'intertextualité et des registres. La lecture d'un texte narratif long. L'étude intégrale d'un texte épique. L'étude d'un recueil poétique. En annexe : Sujets des concours d'agrégation et des CAERPA de lettres de 1989 à 2004.

  • On peut s'en étonner, mais la notion d'engagement, réservée de droit aux seuls écrivains, n'est jamais réellement associée aux pratiques de lecture, dont la transparence irait de soi. Une réflexion sur l'engagement des passeurs de textes apparaît d'autant plus nécessaire aujourd'hui que les rapports entre la littérature et le monde moderne ressemblent de plus en plus a des rapports d'exclusion.
    Les pratiques d'enseignement ont-elles pris acte de cette marginalisation ? Soucieux d'une spécificité littéraire particulièrement difficile à cerner, les programmes récents mettent toujours davantage l'accent sur les invariants du texte, mais restent discrets, sinon muets sur ce que Roland Barthes appelait la "responsabilité de la forme". De nombreux professeurs débutants, à qui il reviendrait pourtant de sensibiliser les élèves à l'inscription des oeuvres dans la vie de la cité, se sentent démunis et jugent prudent d'éluder la question du politique.
    Ce colloque fait l'hypothèse que le malaise dont ils témoignent est le lot de tout lecteur, qu'il soit engagé au titre de critique, écrivain, linguiste, traducteur, professeur, formateur d'enseignants. Les angles d'approche sont donc largement ouverts, et les réponses nécessairement variables, l'essentiel étant d'ouvrir un débat qui dépasse sans doute le seul domaine de la matière littéraire.
    On peut s'en étonner, mais la notion d'engagement, réservée de droit aux seuls écrivains, n'est jamais réellement associée aux pratiques de lecture, dont la transparence irait de soi. Une réflexion sur l'engagement des passeurs de textes apparaît d'autant plus nécessaire aujourd'hui que les rapports entre la littérature et le monde moderne ressemblent de plus en plus a des rapports d'exclusion.
    Les pratiques d'enseignement ont-elles pris acte de cette marginalisation ? Soucieux d'une spécificité littéraire particulièrement difficile à cerner, les programmes récents mettent toujours davantage l'accent sur les invariants du texte, mais restent discrets, sinon muets sur ce que Roland Barthes appelait la "responsabilité de la forme". De nombreux professeurs débutants, à qui il reviendrait pourtant de sensibiliser les élèves à l'inscription des oeuvres dans la vie de la cité, se sentent démunis et jugent prudent d'éluder la question du politique.
    Ce colloque fait l'hypothèse que le malaise dont ils témoignent est le lot de tout lecteur, qu'il soit engagé au titre de critique, écrivain, linguiste, traducteur, professeur, formateur d'enseignants. Les angles d'approche sont donc largement ouverts, et les réponses nécessairement variables, l'essentiel étant d'ouvrir un débat qui dépasse sans doute le seul domaine de la matière littéraire.

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